‹ Les théatres anglaisChapitre 19 sur 44 · HER MAJESTY'S THEATRE · texte numérisé non relu

HER MAJESTY'S THEATRE

l'kCLAIRAC.E. — LES MÉFAITS DE LA RAMPE

J'arrive au chef-d'œuvre du Majesty, je veux parler de son système d'éclairage électrique. Il y est établi avec un si grand sens des nécessités scéniques, une ingéniosité d'exécution, une recherche et une souplesse de moyens si exceptionnelles ; la complication initiale s'y résout en une telle simplicité définitive ; Tinfinie diversité des combinaisons y est commandée par des manœuvres si précises et si restreintes, que cette installation est à coup sûr une des plus parfaites qui soient. Faisons immédiatement à chacun sa part : elle est due à l'invention de l'ingénieur Wingfield Bowles, qui a trouvé l'aide la plus intelligente dans les ateliers de construction de MM. Johnston et Philipps, de Gharlton.

Les organes d'éclairage du Majesty se rattachent à cinq systèmes :

l"* La rampe ;

2"" Les six herses ; ^ 3° Les appareils portatifs (portants et traînées) ;

4° Deux rampes verticales, établies sur la scène à la cour et au jardin, le long du cadre, contre la partie postérieure du mur de face, sur une hauteur de quatre mètres (l'extrémité inférieure à un mètre cinquante environ du plancher)', et projetant leur lumière face aux acteurs ;

5° Enfin plusieurs puissants projecteurs ac^ tionnés, les uns par le gaz, les autres par la himière oxhydrique, qui se placent de chaque côté de la scène, selon les besoins.

Nous ne nous occuperons que des quatre premiers systèmes, qui sont électriques.

Chacun d'eux est triple, c'est-à-dire que la rampe, les six herses, les appareils portatifs, les deux rampes verticales du cadre, comprennent trois couleurs : le blanc, le vert et le rouge. Cela ne signifie pas que les lampes vertes, rouges et blanches se mêlent dans la ligne lumineuse, mais qu'en réalité la rampe se compose de trois rampes, chaque herse de trois herses superposées, de môme pour le reste, et que l'éclairage de la scène pourrait être complet en une seule couleur, sans le secours des lampes voisines. Les quatre systèmes initiaux en forment donc en réalité douze, et ces douze systèmes peuvent fonctionner

ensemble ou séparément, ou se mêler selon les combinaisons les plus diverses.

Je m'arrête un moment ici pour marquer Fexcellence d'un tel organisme. On a pu y observer immédiatement un élément nouveau, naguère presque inconnu h Paris, mais qui se retrouve dans la plupart des théâtres de Londres : c'estce que j'ai appelé les deux rampes verticales du cadre. Elles renforcent les appareils classiques, et, en projetant leur lumière au visage dès acteurs, éclairent vivement les premiers plans, qui, chez nous, le sont presque toujours insuffisamment.

D'autre part, la triple combinaison des lampes \ blanches, vertes et rouges, permet tous les éclairages, depuis la pénombre jusqu'au grand soleil, en passant par toutes les nuances intermédiaires. A Paris, que voyons-nous? Ou bien les deux ou trois couleurs en usage se confondent en alternant dans la ligne de feu, au point que chacune d'elles serait trop faible pour suffire à l'éclairage total ; / on les emploie donc simultanément, en renforçant seulement, selon les besoins, l'une ou l'autre par la substitution préalable de lampes colorées aux lampes de la couleur voisine. Ou bien, comme il y a trois ans encore à TOpéra, la lampe est unique, et un jeu de glissières la masque à volonté d'un écran bleu ou rouge, qui lui donne la coloration nécessaire. Mais la gélatine dont est

fait cet écran finit par se gondoler sous l'action de la chaleur et absorbe une quantité considérable de lumifTc, au détriment de son effet utile, et Ion comprend tout ce qu un pareil procédé avait derudimenlaire et d'imparfait.

L* expérience et la raison commandent évidemment de superposer les lampes colorées et de les laisser entièrement distinctes les unes des autres; mais, si quelques théâtres parisiens ont ainsi conçu Taménagement de la rampe, nous ne voyons pas qu'ils aient fait de même dans les autres parties de l'éclairage. M""** Sarah Bernhardt fut une des premières à en donner l'exemple au théâtre de la Renaissance.

Mais comment un système d'apparence aussi compliquée peut-il être commandé par des manœuvres assez simples pour éviter toute occasion d'erreur ? C'est ici qu'éclate l'ingéniosité de lagencemont du jeu d'orgue.

Le jeu d'orgue est installé à sa place habituelle, au côté cour, contre le mur de face, sur un pont de fer, et, du haut de cet observatoire, l'électricien, au moyen d'une imposte invisible des spectateursj peut suivre les différents mouvements de kî scène et les effets progressifs de lumière.

Du reste, il n'en a nul besoin, car tous les systèmes d'éclairage triplés sont représentés devant lui, sous ses yeux, par une série de lampes-té-

moins. II a ainsi, constamment placées sous son observation, vingt-sept lampes-témoins, qui se décomposent ainsi :

3 pour la rampe (blanche, rouge, verte) ... 3

3 pour chacune des six herses i8

3 pour les portants et traînées 3

3 pour les deux rampes verticales de la face. 3

Donc, à tout instant, il peut savoir, sans se retourner, par exemple si le feu rouge est à la troisième herse, ou si la rampe est à la fois au vert et au blanc, etc.

Il commande à l'éclairage, non pas au moyen de clefs —mode de réglage abandonné dans toutes les installations perfectionnées — mais par des roues verticales de vingt-cinq centimètres de diamètre environ, qui se présentent perpendiculairement à lui, et qui, selon qu'elles sont mues lentement ou rapidement autour de leur axe, précipitent TafQux de la lumière ou, au contraire, ramènent insensiblement, par une série de dégradations imperceptibles, au point déterminé.

Ainsi, en faisant accomplirbrusquement à la roue une révolution complète, on produira un éclair ; au contraire, en la manœuvrant avec lenteur et précaution, on diminuera progressivement, sans à-coups, sans ressauts, Tintensité de la lumière,

i%ï LES THÉATKES ANGLAIS

et un éclairage de plein soleil tombera graduellement àTobscurité de la nuit. J'ai vu de très près manœuvrer ces appareils : la délicatesse en est telle, qu'ils permettent de réaliser les dégradations les plus subtiles, avec une précision et une sûreté que n'a jamais données le gaz, l'agent docile par excellence.

Au-dessous des vingt-sept lampes-témoins, espacées sur trois lignes parallèles, dont chacune représente une couleur, l'électricien a donc devant lui tout l'appareil des roues de commande. Ces roues sont, comme les lampes, au nombre de vingt-sept, ctagées aussi sur trois rangs superposés, de neuf chacun. Chaque rang correspond à une couleur, chaque roue correspond à un organe d'éclairage (les six premières dirigent les six herses ; la septième, la rampe ; la huitième, les appareils portatifs; la neuvième, les lampes verticales).

Pour simplifier, négligeons deux de ces rangées, puisque aussi bien elles se répètent, et ne considérons que l'une d'elles, celle qui commande, je suppose, au feu rouge. Elle comprend donc neuf roues, dressées verticalement l'une à côté de l'autre, autour d'un axe commun. Imaginez, en petit, les roues qui servent au tirage des loteries; supposez-les réunies par la môme tige centrale, et vous en aurez la représentation exacte. Elles sont indépendantes les unesdesautres, et peuvent

être manœuvrées séparément, cela va de soi; mais aussi une sorte d'hélice, placée à Textrémité de leur axe, permet, d\in seul mouvement : 1° d'actionner les neuf roues ensemble selon un nombre égal de degrés de rotation ; 2° d'en actionner une partie quelconque dans une mesure identique ; 3** d'en actionner une partie quelconque selon des degrés diflerenis de rotation.

Je sens tout ce que ces explications ont d'aride, quelque clarté que j'essaye d'y mettre. Je les résume en un exemple.

Le principe est celui-ci : l'éclairage de la scène entière, quelles qu'en soient les combinaisons et la variété, est, dans la même couleur^ régi par un seul mouvement ; mais, si deux couleurs doivent être actionnées en môme temps, il est clair que les deux mains de l'opérateur peuvent s'y employer simultanément; mieux encore, l'électricien et un aide peuvent à la fois agir sur les trois couleurs.

Ceci posé, désignons fictivement par les chiffres qui se succèdent de à 10 les différents degrés d'intensité lumineuse possibles entre la nuit et la pleine lumière. La scène tout entière est, par hypothèse, éclairée au blanc à plein feu, c'est-àdire que toutes les lampes blanches y sont à la cote 10.

Supposons que, pour un effet de crépuscule, les diverses parties de l'éclairage doivent, en un temps

donné — cinq minutes, par exemple — arriver aux cotes suivantes : 6" et 5" herses, 0; — 4^ et 3% 3; — 2% 5; — V% 6; — rampe, 4; — portants, 0; — rampes verticales de cadre, 0. L'électricien aura préalablement claveté chacune des neuf roues de la lumière blanche, de manière qu'elles s'arrêtent d'elles-mêmes à la cote indiquée ; puis, le moment venu, il actionnera ce que nous avons appelé rhélice placée à l'extrémité de l'axe commun, d'un mouvement aussi lent qu'il conviendra, et, les cinq minutes révolues, par l'effort d'une seule main, l'éclairage de la scène aura été mathématiquement amené à son point. Et si, comme il est probable, on a ordonné à l'opérateur d'y joindre des feux rouges et verts sur faible résistance, aux herses du lointain, aux portants et à la rampe, il aura pu, en même temps, et sans que cela, entrave son action sur les feux blancs, agir sur les hélices des deux autres rangées ^

En résumé, l'éclairage total de la scène dans les trois colorations est donc commandé, dans ses combinaisons les plus compliquées, par trois mouvements uniques, et trois mains s'employant simultanément peuvent :

1. Le nouveau jeu d'orgue de l'Opéra de Paris, évidemment plus perfectionné que celui du Majesty, permet de faire toutes ces opérations mécaniquement, sans l'intervention d'un opérateur.

1° Agir à la fois et dans la même mesure sur les neuf parties de l'éclairage ;

2° Agir sur elles ensemble dans des proportions différentes ;

3° Agir sur quelques-unes d'entre elles, et dans des proportions soit différentes, soit égales;

4° Obtenir enfin, par le moyen de ces diverses opérations, des dhangements instantanés ou les dégradations les plus insensibles.

Je ne vois pas qu'un metteur en scène puisse demander autre chose à un jeu d'orgue électrique.

Voilà pour la scène.

Un tableau voisin, disposé avec moins de recherche, réunit toutes les poignées ou clefs qui régissent les différentes parties de l'éclairage de la salle. Elles permettent ainsi d'en régler la lumière selon tous les degrés de résistance. Elles sont indépendantes les unes des autres ; mais, en même temps, une clef centrale permet d'agir, d'un seul mouvement, sur l'éclairage entier.

L'électricien a encore, à portée de la main, des boutons électriques qui le inettent en communication avec les dessous et lui permettent de correspondre avec son collègue en service à la chambre des résistances, où une nouvelle série de lampes-témoins indique l'état de l'éclairage du dessus.

Mais ce n'est pas tout. L'électricilé est, on le sait, une princesse capricieuse, et il n'y a presque pas de mois où les journaux ne nous apprennent 1 que, dans quelque salle parisienne, une interruption de courant a soudain jeté le théâtre entier \ dans une obscurité de ténèbres. C'est un accident \ désagréable, dont le public prend le parti de Xs'amuser, qui est le meilleur, mais qui pourrait avoir des conséquences effroyables, s'il venait à se produire dans un moment de panique. Contre ce danger ou contre ce désagrément, le Majesty a pris ses précautions. Le théâtre est, en effet, abonné à deux compagnies distinctes, entre lesquelles il partage sa consommation., et dont il reçoit une égale quantité de force électrique. Le simple mouvement d'un large levier autour de son axe, sur un tableau spécial, change la prise d'électricité. C'est une opération instantanée. On l'a faite devant moi, et c'est à peine si mon œil prévenu a pu deviner, plus que percevoir, une inappréciable interruption de courant. Et, si un accident possible vient d'aventure tarir la source électrique et éteindre toutes les lampes de la salle et de la scène, la rapide manœuvre du levier appelle l'électricité de réserve qui attend à la porte, et~ rétablit la lumière.

Si parfaite que soit cette installation électrique,

elle ne satisfait pas entièrement M. Tree, et je Fai trouvé, un jour, occupé à des essais d'un extrême intérêt, dont il est indispensable de dire un mot ici.

Il y a longtemps que Tinfirmité de l'éclairage de la rampe a été dénoncée. La rampe est condamnée par tous les hommes de théâtre, par les metteurs en scène et par les décorateurs, qu'elle oblige à des artifices toujours mal dissimulés, par les comédiens dont elle brûle les yeux et çxaspère le jeu, par tous les critiques avisés qui, du. fond de leurs fauteuils, ne se résignent pas à accepter la convention qu'elle implique. La rampe au gaz, qui embrasait Tavant-scène d'une atmosphère africaine, était, pour les artistes, le huitième cercle de l'enfer. Avec l'électricité, le supplice s'est atténué et le proscenium est devenu accessible. Mais l'illogisme, l'absurdité, l'invraisemblance de l'éclairage qu'elle donne subsistent tout entiers, aggravés encore par la netteté et l'éclat de la lumière électrique.

La rampe nous montre des visages humains qui sont proprement l'envers des visages que nous connaissons. La lumière du soleil nous éclaire d'en haut; notre œil est accoutumé aux ombres naturellement et constamment portées par les parties saillantes, l'arcade sourcilière, les narines, la proéminence des lèvres, le menton qui se pro-

jette sur le cou. Pour l'œil, le visage humain est ainsi composé de l'accord immuable des ombres et des lumières, et nous sommes impuissants à le supposer autre. Les formes de beauté que notre esprit a conçues, il en a demandé le principe et le modèle à la matière vivante; l'imagination des poètes et des peintres n'a pu qu'en ajuster les parties, morceau par morceau, pour en créer leurs figures les plus suaves ; les statuaires disent à la lumière du ciel : « Tu vas achever mon œuvre »; et les inventions les plus merveilleuses de l'idéal humain, penchées sur la source de vie, ne sont qu'une transfiguration de la vie. Or tout cela, le théâtre le détruit et le nie, par le méfait de la rampe. Ce visage qui est le visage permanent de l'humanité, et qui nous est familier, avec ses parties lumineuses et ses ombres éternelles, la rampe le déforme, le renverse, nous le montre à contre-sens, par le bas, exsangue, sans coloration, sans relief, sans expression. Le cou, les narines, les orbites... des taches blanches, lumineuses, obsédantes; en revanche, plus de front, plus d'yeux, plus de lèvres — ce front qui est de l'intelligence, ces yeux qui sont de la vie, ces lèvres qui sont de l'amour ! En vain, la science du maquillage tente de remédier à cette déformation totale ; en vain elle ombre le cou et les orbites, rougit les lèvres, noircit et agrandit

les yeux, teinte les oreilles de carmin, met du rose aux joues blafardes... ces artifices ne suppléent point Tart tout simple et tout uni de la nature, et ne restituent pas au visage la vie que la rampe lui enlève.

M. Tree cherchait précisément, sinon à supprimer, du moins à modifier Téclairage de la rampe. Car, hélas! il ne faut point songer à Tabolir; il est seulement permis d'essayer de limiter ses ravages. Il ne pourrait, en effet, être remplacé que par un éclairage latéral; mais il faudrait que Tintensité en fût très puissante pour atteindre jusqu'au milieu de l^ scène; or, trop fort, il projetterait à droite et à gauche, à proximité des foyers de production, des reflets excessifs, qui nuiraient à la mise en scène plus encore que ne le fait la rampe, et créerait, dans Tensemble de l'éclairage, des disparates qui en compromettraient l'indispensable homogénéité ; de plus, la lumière des foyers de droite et de gauche perdant de sa force à mesure qu'elle s'en éloignerait, il en résulterait, au milieu du théâtre, une zone de moindre lumière oîi tous les personnages sembleraient s'éteindre successivement à mesure qu'ils la traverseraient ; enfin il faudrait imaginer de nouveaux organes d'éclairage pour le proscenium.

11 est donc nécessaire de conserver, h l'origine

du proscenium, des appareils qui y tiennent lieu de la rampe, et voici de quels principes s'inspiraient les essais de M. Tree.

Au lieu d'éclairer le visage d'en bas, il l'éclairait d'un point supérieur à sa hauteur; en même temps, il substituait à la ligne de feu des foyers lumineux procédant par masse, comme le soleil. Pour cela, il installait, à droite et à gauche, contre le cadre, et hors de l'œil du spectateur, des projecteurs envoyant obliquement des paquets de lumière sur la scène et éclairant ainsi de chaque côté la tête de l'acteur. Puis, afin d'éviter au centre cette zone de moindre lumière dont nous signalions le danger, il établissait, à la place du trou du souffleur supprimé, un foyer d'une vingtaine de lampes électriques rayonnant à droite et h gauche, et remédiant ainsi au disparate d'un éclairage uniquement latéral. Il espérait par là supprimer une partie des inconvénients de la rampe et arriver à un éclairage, aussi rationnel que le théâtre le permet, du visage humain. Au moment oii je causais de ces choses avec lui, il était au début de ses expériences. J'ai su depuis qu'elles ne lui avaient pas donné les résultats qu'il en attendait.

Quoi qu'il en soit, ces expériences incessantes^ ces recherches ardentes, ces essais multiples ne

témoignent-ils pas d'une belle âme d'artiste? Et que ne peut-on attendre des efforts d'un homme en constante gestation de réformes et de progrès, et de l'exemple d'un théâtre dont il a fait un si merveilleux champ d'études?

Comme il est regrettable que M. Beerbohm Tree ne se soit pas appliqué, par surcroît, à pourvoir le Majesty d'une machinerie perfectionnée ! Car nulle part nous n'aurons à observer un ensemble d'innovations aussi louables. Nulle part, nous ne nous sentirons plus proches du théâtre parfait, de ce théâtre idéal qui n'existe pas, que l'on n'a point voulu construire encore, que des architectes hypothétiques, sans ambition et, sans imagination, n'ont même pas tenté avec les millions jetés dans les chantiers de l'Opéra- Comique et de la Comédie-Française, mais qui surgira bien quelque jour des entrailles d'une ville d'art, de celles de Paris, gardons-en l'espérance !

En édifiant son théâtre, M. Tree a fait œuvre de hardiesse et d'intelligence. Il a su, par une réflexion laborieuse, s'assimiler les acquisitions antérieures, comprendre et développer l'ouvrage de ses devanciers, et, du progrès déjà réalisé, faire lever la semence du progrès nouveau. Là est son mérite, et la supériorilé du Majesty, c est sa nouveauté. M. Beerbohm Tree est le continuateur direct de sir Henry Irving.

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