‹ Les théâtres de la foireChapitre 12 sur 51 · I/OPÉRA-COMIQUE · texte numérisé non relu

I/OPÉRA-COMIQUE

Que je poursuivais dans la Foire.

Oui, vraiment, c'était l'Opéra

Que je poursuivais dans la Foire. »

La Foire, elle, n'use pas de subterfuges pour poursuivre la Comédie. Les allusions ne suffisent plus: on la provoque, on la relance jusque chez elle, on la force à comparaître sur la scène foraine, et tout Paris s'amuse de ses ridicules complaisamment étalés. Lisez plutôt la Querelle des Théâtres,

La scène montre le théâtre même de la Foire à

l'heure où le spectacle va commencer. Attirée par

une curiosité jalouse, la Comédie Française pénètre

dans la salle, appuyée sur la Comédie Italienne. Tout

émue de son^audace et furieuse d'avoir trouvé foule

à la porte, elle se laisse tomber, tremblante et blême,

dans les bras de son amie, et, de là, dans les bras

d'un fauteuil.

€ N'allons pas plus avant; demeurons, ma mignonne. Je ne me soutiens plus, la force m'abandonne. Mes yeux sont étonnés du monde que je voi ; Pourquoi faut-il, hélas! qu'il ne soit pas chez moi? >

Accourue pour faire les honneurs de sa maison à cette spectatrice inattendue, la Foire s'apitoie ironiquement sur ce brusque malaise, dont elle a la cruauté de vouloir expliquer la cause.

Ah ! je vois la cause de votre défaillance. Vous êtes fAchée de voir ici bonne compagnie, n'est-ce pas?

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