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Cette grande première sera donnée le 12 juin

corde (»t d'animaux savants, qui, rivalisant de grâce, de légèreté et d'esprit, justiGaieni bien le fameux dicton : « c'est de plus en plus fort, comme chez Nicolet ». C'était merveille de voir le singe Turro. affublé d'une robe de chambrc.de pantoufles et d'un bonnet de nuit avec des rubans roses, imiter Tacleur Mole malade, comme son aïeul Fagolin, coiffé d'un vieux vigogne dont un plumet cachait les trous, el habillé d'un pourpoint à six basques, avec passements el aiguillettes, contrefaisait jadis Scaramouche. Mai? autant cet adversaire malheureux de Cyrano de Bergerac avîûl paru redoutable quand, farci d'une ardeur guenonique, il allongeait aux spectateurs des bottes de quarte, autant le singe de Nicolet se montrait d'humeur pacifique et gracieuse. II allait s'asseoir sur l'appui des loges, faisait la conversation avec les dames, et, véritable enfant gâté, grugeait toutes les pastilles de ces belles. En 1760, les hôtes, comme les hommes, étaient plus sociables et d'un meilleur commerce qu'au temps de la Fronde. Les singes, notamment, représentés par Turco-Narcisse, n'ont jamais fait tant d'efforts pour mériter l'honneur d'avoir été nos premiers pères.

Les tours de force et les danses sur la corde de Nicolet n'étaient pas moins célèbres. A vrai dire, ces spectacles avaient toujours été très populaires ; mais depuis (pielques années, les acrobates étrangers faisaient aux Français une concurrence peu flatteuse pour les Forains, bons patriotes. Avec leurs affiches bourrées de promesses mirifiques et leurs vertigineux exercices, les troupes anglaise, italienne et hollan-

daisc accaparaient tout le monde. En vérité, n'était-ce pas humiliant que, dans cette triste fin de la guerre de Sept ans, la France, si malheureuse déjà sur les champs de bataille, se laissât vaincre aussi sur les champs de foire? Heureusement Nicolet, du haut de son estrade, veillait. Par lui resplendit à nouveau l'ancienne gloire de la corde française et du saut périlleux à la Parisienne. Ce fut un beau réveil. De tous les coins de la ville, de Versailles môme, des faubourgs et de la Cour, on venait admirer ces inimitables danseurs qui faisaient autour de Nicolet une auréole multicolore, le Petit-diable, si agile, le beau Desvoyes, le gracieux Placide, l'herculéen Dupuis, jamais las, toujours prêt à répondre auxôis du public et à continuer la séance. L'enthousiasme fut si général, et monta si haut, que les princes du sang voulurent, eux aussi, apprendre à danser sur la corde. Ce sera bientôt l'ambition du comte d'Artois. Pourquoi, se demandera la Cour très intriguée, cette retraite mystérieuse que Monseigneur fait tous les matins au Petit Trianon? Tout simplement, parce que Monseigneur prend des leçons de Placide et du Petit-diable ; Monseigneur s'exerce à danser sur la corde, comme son grand aïeul dansait sur les planches. Et quelle surprise, et quel succès, le jour où le futur Charles X osera développer devant leurs majestés ses talents de voltigeur M Compter un roi dans ses annales, et plus tard avoir représenté dans un mimodrame, comme le fera Mme Saqui sur la

i. Cette grande première sera donnée le ItJ juin 1780.

Soino. ir passage du Mont Sainl-Bornard, la bataille do Waf^ram ol la prise de Saragosse, n'est-ce pas j^^lorioux [)onr la corde tendue?

Ainsi donc Nicolel, au moment de la Réimion, était, avec les comédiens prêts à plier bagage de rOpérîi-C.oniitiue, le plus couru de tous les amuseurs forains. Ce ne sont pourtant pas les écho? Sainl-Ciermain el Saint-Laurent qui répètent le mieux son nom. Pour le bien connaître et ne rien perdn* <le ses mélamorphoses, qui vont être en parlie (Milles des théAlres populaires, il faut le suivre un p(»u partout, à travers Paris.

Pas plus (|ne leurs confrères, les Nicolet ne restaient inactifs après la fermeture des foires. Au printemps et h l'automne, ils avaient d'abord dressé leurs tréteaux sur les quais, près du Louvre ou delà place de Grève. Puis, voici qu'on les trouve également place Vendôme. C'est qu'une nouvelle Foire s'est ouverte en cet endroit. Les Capucines, dont la chapelle s'élevait dans le voisinage de la rue qui porte aujounThui leur nom, ayant reçu du pape le prétendu corps de Saint-Ovide, exposèrent la précieuse relique, et célébrèrent, en l'honneur de ce cadeau peu banal, une fête solennelle. La cérémonie attira la foule, qui elle-même attira une bande d'industriels, pareils à ceux qui se pressent au mois de janvier sur la montagne Sainte-Geneviève. La place fut bientôt encombrée de vendeurs ambulants et de baraques improvisées, où Ton débitait un peu de tout, des objets de piété, des joujoux, du pain d'épice. Les mêmes marchands offraient aux visiteurs des mé-

doilles à relTigie du saint à la mode et d'inipertineales figiirinr*^ qui représentaient un jésuite sortant d'une coquille d'ese argot et y rentrant : c'élail la question du jour. En 1761, inie ordonnance de police régtilarisa IVxislence de la Foire nouvelle, et tout de suile les specUeles y allluèrent. Les Nicolet y vinrent d'autant plus volontiers, que la Saint- Ovide s^ouvrait en août, comme la Saint-Lanrenl, et t|uils évilnîenl ainsi d'aller perdre à celte dernière leur temps, leur peine et leur argent. « A certaine* jours, dit on contemporain, nous n'étions pas vingt fous au Ihéâtre Saiot-Laurent, en comptant Fauteur et les acteurs, « C'est qu'elle était bien déchue de son ancienne gloire, la pauvre Foire Saint-Laurent- Elle souiTrail de la loi constante qui force Paris à s'étendre vers roccident; tout le mouvement, Umte raclivité se concenlraieni alors à la place Vendôme et à la place Louis XV*, au Palais-Royal, surtout au boulevard du Temple.

C'est lui qui fil aux foires le plus sérieux dommage. A partir de 1760, ce vaste quartier, où les maisons étaient rares et les ju'omenades spacieuses, devenait le rendez-vous à la mode de tous les élégants, des bourgeois et du peuple, le centre des plaisirs les plus variés, une Foire sans inauguration

L A la suite d'un incendie (les foire -^ brùlaîenL très souvent), la Foire Saint-Ovide fut U^ansférée de \n place Vendi'ime à la plare Loui^s XV, A cpUc occasion, les entrepreneurs de spectacles, Nicolet en tùte, doiinèrcnl des reprôsenlàlions, des* yraiit^y comme on disait alors, au prollt des sinistrés. Les Comédiens Frani;ais avaient eu déjà la même idée, après rincendie du préau Saint-Germain; mais cette idée n'avait p^as été suivie d'effet.

ni cKMure, TUnivorsellc Exposition de tous les divertissoments qu'on peut offrir aux yeux, aux oreilles et aux autres sens, une très pittoresque et très animée kermesse parisienne. Là du moins on pouvait se rendre sans fatigue, pénétrer aisément, et circuler en toute lil)erlé, A pied, ù cheval, en cabriolet. L'accès en était large, ouvert à tous à la fois, tandis qu a la Foire Saint-Germain, piétons, cavaliers et voitures devaient passer par la même petite porte étroite, la porte Tournon, d'où partait un sentier en pente glissante, qui conduisait aux ruelles sombres et tristes, dont plusieurs subsistent encore. On nVtail pas non plus, comme à la Foire Saint-Laurent, forcé de tourner éternellement dans le môme quadrilatère oblong, coupé d'allées transversales, toutes pareilles. Le nouveau parc à plaisirs offert aux Parisiens avait une étendue, une variété que rendaient plus séduisantes encore le nombre et la (liv(»rsilé des spectacles. C'étaient, par exemple, des illuminations et des feux d'artifice capables d'éblouir les yeux les moins clairvoyants et les imaginations les plus froides. Dans leurs jardins, resplendissant de lampes multicolores, les frères Ruggieri lançaient, chaque nuit, de hardies gerbes enflammées, dont l'ingénieuse combinaison semblait un poème pyrrhique. Dans sa vaste salle, dont le parterre pouvait réunir douze cents spectateurs, le sieur Torré savait donner à ses explosions de feu, imprudentes parfois au point d'inquiéter les voisins, un caractère très dramatique : il les encadrait dans des pantomimes habilement agencées. Un soir, il conviait le

public aux Fêtes de Tempe; une autre fois, à t éruption de VEtna; ou bien il le conduisait aux Fovfjes de Vulcain; et l'on voyait les Cyclopes martelant le fer rouge d'où jaillissaient des étincelles et des fusées, et Vénus visitant Vulcain, et le dieu du feu fabriquant sur l'enclume les armes du pieux Enée. En sortant de ce lieu éclatant de lumière et de bruit, on passait à côté dans le cabinet silencieux* où Curtius avait réuni, modelées en cire et coloriées, les figures très ressemblantes de tous les personnages illustres, la famille royale assise à un banquet, Frédéric et Catherine II, Voltaire et J.-J. Rousseau, Mesmer et Cagliostro. Et quand ces grands hommes ne seront plus à la mode, ce musée, toujours en vogue et qui doit survivre au boulevard du Temple, s'ouvrira aux célébrités nouvelles. A Louis XV succe>deront Louis XVI, Napoléon, Louis XVIII et Charles X; Jeanne d'Arc sera remplacée par Charlotte Corday, Jean Bart par Barnave, le maréchal Lannes par le général Foy. On aura même toute l'histoire du costume militaire en suivant les métamorphoses du factionnaire de cire qui veille à la porte d'entrée. Aujourd'hui, c'est un soldat aux gardes françaises; il deviendra successivement grenadier de la Convention, trompette du Directoire, guid(î consulaire, chasseur de la garde impériale, tambour de la garde royale, sergent de la garde nationale*.

1. (ioniino les spectacles, ce musée, à l'époque des Foire était transporté à Saint-Germain et à Saint-Laurent, ti. V. Brazier. Histoire des Petits Théâtres^ t. l, V- ^^^

Ces

LES THEATRES DE LA FOIRE, speelacles 1res nouveaux, aiiginenk^

bionl

après d'au 1res ilisliactions originales, telles quelle Jeux Pleïen^i, uu joutes sur Teau, el le mal ûv cocagne, perdu depuis le moyen Age el relrouvé par Torrc, éUiieni encore moins courus que les anciens (licûlres ibnïins. C'est à raventureux Nicolet* que revient Hionneur de les avoir accliniales au Ixïuie- j vnrd du Temple, el ce quartier lui doil une bonne ■ partie <le sa (ortunc. Un des premiers, il vint s*y èla- i lilir, vers 1700, quand les deux granJt;s foires élaienl closes, et il y donna d*abord ses danses el sauls ordinaires. Mais liicntùl rambilion tradîlionnelle (|ui avait lounnenté ses prédécesseurs le saisit aux entrailles. On lui a défendu de parler el de chaûter. No pourra il-on pas se relâcher un peu de celte ripjeur excessive, accorder a sa loge quelques libertés, bien menues, bien inoUeiisives? Il s est longtemps résigné aux pantomimes : en récompejise (le sa sagesse, qu'on lui permette de donner des Farces. Ainsi, il pourra rappeler à lui les savetiers, les marmitons, les soldats et les ravaude uses, qui Tout abandonné depuis que de trop beaux seigneurs et des dames Irop élégantes se pressent chez lui pour s'extasier de van l les gambades de ses animaux et {le SCS danseurs. Quel tort pourraiUI faire aux

*- On a parlé plus d'une fois de Fardeur du public pour rir aux Lréteausde Nicolet, des cxlases qu'occasionne son

courir aux Lit'teauAue iiiitiuieL, uc» uAïaîses 411 occasionne son singe, cl combien les femmes de la plus grande distînclion ratîolaienL de ces indécentes parades. Les Comédiens Italiens se sont trouvés honteux d'une pareille préférence. Arlequin a fcîOuvenl frondé ce mauvais goût. La majesté du cothurne en a été encore plus blessée, et les Comédiens Français se sont joints aux farceurs ultramontains ». (Bachaumont.)

SPECTACLES FORAINS AUX BOULEVARDS. 2i9 grands théâtres, puisque ses habitucSjqui ne veulent Otre gï'^nés ni sur J 'habillement ni sur la propreté, et qui payent leur plaee liuit sols au plus, n'iront pas Je ioule façon h la rne des Fossés-Saint-Ciermain? An eonlraire, il rendra s(^rvice à la Comédie-Frau- (;aise ; ear son publie de petites gens mettra en fuite les spectateurs distingués, et ses illustres rivaux n auroul plus à soufTrir de llminiliante préférence dont son théiVtre, ses sauteurs et son smge sont bonorés, pour ainsi dire malgré eux.

(Jette respeetueuse requête ayant été repoussée, comme d'iiabifude, xNieoIet, comme d'iiabitude aussi, prit les libertés qu'on lui refusait. Il avait alors un théâtre au t>onievard, le théâtre de la Gailé^ d'abord loué, puis reconstruit par lui. If s'y émancipa peu à peu. Les danses de cordes étaient devenues des pantomimes el des parades; les parades devinrent des farces.

Dans cette transforuiatiou, prudemment graduée» sou principal collaborateur fut le sieur Taconnet. C'était un ancien apprenti menuisier, que la passion du thétUre avait pris tout enfant* N'osant pas rêver la gloire de paraître sur la scène conune acteur^ il avait sollicité et obtenu des Comédiens l'rançais un emploi d'aide machiniste. Il passait sa vie dans les coulisses où, sans en avoir Tair et peut-être sans s'en douter lui-même, il apprenait le métier et développait de très réelles qualités d'observateur. Ses distractions, ses maladresses, ses plaisanteries un peu risquées dans le royaume de la Muse tragique, et sans doute aussi son goût trop vif pour le vin^

rnyanl fait moltre à la porlo, il s'eng-ag^ea à la Foire Saiiil-(i(M*maîn; et il y comptait comme acteur dans la Ironpe rlo l'Opéra-Comiqiie, lorsque survint lit liéuninn. NVlant pas chef «remploi, il se trouva sacrifié; cl il venait de se résigner à reprendre son ancien métier, quand Nicolet le recueillit. L'acquisition était heureuse et devait être trt>s profitable : Taconnet. ouvrier et buveur, représentait les savetiers et les ivrognes avec un si parfait naturel, que les grands (Momédiens, Pn*ville entre au Ires, venaient r<»ntendre et Pctudier. Mais il ne se contentait pas do jouer, il composait aussi. Les très nombreuses pièces, rait(»s à la hûte, de ce gros garçon qui n'avait jamais rien lu, 'rien appris, et qui cherchait son inspiration dans le cabaret de Ramponneau, étaieni nccessaireuKMît mal conçues, grossières, écrites à la diable; mais les personnages étaient bien vivants, pris sur nature et reproduits avec une vérité parfois saisissante dans sa brutalité Certaines de ces farces, /es iiVosxew.sex (le Ui IJalk\ notamment, semblent indiquer que Taconnet avait hérité du talent de Vadé pour bien saisir les caractères, les caricatures, les propos des marchands de vin et des marchandes de marée. Dans le cabaret, où l'auteur nous conduit d'abord, il y a beaucoup de gaîté et de chansons; et sur le carreau des halles, où nous nous trouvons ensuite, beaucoup de gros mots, d'injures et de batteries. C'est le genre poissard qui, prêt à mourir, reprend pour quelque temps la vie. Le môme entrain, une action très animée et une intrigue mieux ourdie donnent une certaine valeur littéraire

au Baiser rendu, du même auteur, opéra-comique en deux actes, tiré d'un conte de La Fontaine. Tout Paris se pressait alors chez Nicolet. La Comédie- Française et le Théâtre Italien restaient déserts.

Aussi, les représailles ne se firent-elles pas attendre. Comme ces farces étaient de véritables pièces, coupées en actes, dialoguées, écrites en vers et mêlées de vaudevilles, les grands théâtres, abandonnés du public, s'émurent, protestèrent, et obtinrent du duc de la Vrillière et du Lieutenant de police une nouvelle ordonnance, très rigoureuse. Il était défendu à Nicolet « de donner dans sa Loge autre chose que des exercices de corde, des pantomimes, des marionnettes et des parades. Il ne devait représenter aucunes pièces ou scènes des théâtres Français ou Italien, ou aucune autre pièce qu'il pourrait faire composer, soit en dialogues, soit en vaudevilles, quand bien môme elles seraient jouées par des marionnettes, à peine de trois mille livres d'amende envers l'une et l'autre Comédies, et de démolition de son théâtre ». Et pour écarter plus sûrement le beau monde de ces spectacles populaires, on prenait soin de baisser encore le prix des places : on ne payait que six sols au parterre.

Pour se consoler, Nicolet pouvait contempler dans sa caisse plus de cent mille écus, gagnés en quelques années, qui lui souriaient gracieusement. Mais cette compensation lui parut insuffisante : il avait une ambition plus haute. Si, sous le règne autoritaire de Louis XIV, ses grands anciens avaient pris

272 LES THÉÂTRES DE l^\ FOIRE

houi^ Saint-Laurent des installations dont la somptuosité semble devoir ôtre pour la Foire renaissante un brevet de lonp^ue vie. Le premier achète à Gévaudan un terrain sur lequel il fait construire un théâtre qui ne lui coûte pas moins de quatre-vingt mille livres, et qui fut inauguré en môme temps que la Foire*; et la salle organisée par le second est si grande, si bien disposée, qu'on y peut exécuter de vastes tableaux à machines et des pantomines militaires très compliquées.

t I/Aïubigu-Comique d'Audinot a attiré beaucoup de monde à la Foire Saint-Laurent par un spectacle à machines intitulé : /t\s Quatre fils d'Ay mon, pantomime en trois actes. La grandeur du théâtre et sa forme très avantageuse ont piTmis de le rendre dans toute sa b(Nmlè, et il faut convenir qu'on ne saurait exécuter la foule des tableaux militaires et pittoresques que présente l'action avec plus de vivacité, de précision et de vérité. Tous les gens de guerre ont applaudi à ce qui concerne leur partie. Cette représentation, où tout retrae(» I<»s n^eurs de l'ancienne chevalerie, ne pouvait (|ue plaire inliniment, et certaines situations ont attendri jusqu'aux larmes beaucoup de spectateurs, assez froids naturellement. On distribuait un programme étendu de la pièce, annonçant du génie dans le compositeur, digne émule de Noverre et de Servandoni*. »

1. « Les grands danseurs du Roy donneront aujourd'hui, pour rouverture de la nouvelle salle à la Foire Saint-Laurent, la première représentation de : Vaut mieux tard que jamais, prologue nouveau, suivie des sauteurs ; VÊquUibre de la Plume et la tragédie du nouveau Paillasse; Jeannette, ou les battus ne payent pas toujours l'amende; la danse de corde du sieur Placide et du Petit Diable, et pour la première fois, le Temple de V Hymen, la Rose et le Bouton, pantomime ornée de décorations, dialogues et danses. » On voit que les spectateurs en avaient pour leur argent.

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