‹ Les théories de l'évolutionChapitre 116 sur 162 · Éléments de philosophie biologique, p · texte numérisé non relu

Éléments de philosophie biologique, p

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insuffisamment virulente pour tuer un mouton, 1

peut cependant tuer une jeune souris, d'un jour, après quoi elle devient capable ce tuer une souris d'une semaine, après cette souris une souris adulte, après la souris adulte, un cochon d’Inde et après le cochon d’Inde, un mouton. Voici comment on peut raconter cette évolution en langage darwinien :

* « La bactéridie passant à travers les souris nou-

veau-née, âgée, adulte rencontre toujours, pendant ces péripéties, le mème crible souris, crible de plus en plus fin et précis à mesure que la souris avance en âge; elle se multiplie dans ces conditions en subissent des variations désordonnées, en tout sens. Mais parmi les bactéridies qui se multiplient ainsi, toutes celles qui ont, par hasard, subi

une variation dans le sens de la diminution de

virulence sont arrêtées par le crible souris qui les détruit, tandis que celles qui, également par hasard, ont subi une variation dans le sens de l’augmentation de la virulence, passent à travers le crible souris et sont conservées. Et ainsi la virulence augmente à mesure que se poursuivent les générations de bactéridies à travers les souris, c’est-à-dire en présence du même crible réalisant sans cesse la même sélection.»

Voici maintenant comment l’auteur raconte Îles

mêmes faits dans le langage lamarckien :

On inocule des bactéridies à un mouton. « Ce

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