VAR PER
au contraire, d’assimilation de réserves nutritives.
De plus, certaines objections faites à la théorie sélectionniste subsistent entièrement, lorsqu'il s’agit de la théorie lamarckienne : ni l’une, ni l’autre n’expliquent, par exemple, l’apparition des organes particulièrement compliqués, tels que l'œil des vertébrés ; elles n’expliquent pas non plus Vexistence de certaines directions déterminées de développement (orthogénèse), ni celle de certaines adaptations passives, mais compliquées, telles que les faits de mimétisme. Pour toutes ces questions pendantes (et pour bien d’autres encore) nous ne pouvons, pour le moment, que regarder de quel côté semblent nous orienter les découvertes des travailleurs actuels. Certaines questions très compliquées, comme celle du mimétisme par exemple, paraissent devenir moins obscures à la lumière de Vidée lamarckienne. Ainsi, la couleur blanche, protectrice, des animaux des régions polaires, dont on a demandé longtemps lexplication à la sélection naturelle résulterait, d’après les recherches récentes de Metchnikoff, de l’action directe du froid qui, dans les conditions artificielles d’une expérience, produit de même le blanchiment des poils et des plumes. Et il est à prévoir, vu le grand développement des recherches expérimentales de ce genre, que d’autres phénomènes trouveront une explication analogue.