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une tentative qui a pour but de concilier le rôle
prédominant de la sélection naturelle avec l’héré- ne. dité des caractères acquis, ou plutôt de répondre à
certaines objections graves faites à la sélection naturelle en lui donnant comme auxiliaire l’adaptation individuelle directe. Cette théorie a reçu aussi les noms de sélection ontogénétique, d’orthoælasie, de sélection coïncidente, ou de théorie des variations coïncidentes; c’est peut-être ce dernier titre qui lui convient le mieux, car c’est lui qui indique le plus exactement son trait caractéristique. Voici, en quelques mots, le résumé de cette conception qu’on peut appeler intermédiaire.
Une des principales objections faites à la théorie sélectionniste, c’est que les variations insensibles, les fluctuations, ne sont pas à leur début d’une efficacité suffisante pour que la sélection naturelle ait prise sur elles. Il faut donc expliquer pourquoi ces premiers stades se conservent et se transmettent par l’hérédité. On sait qu’au cours de son existence chaque être vivant s’adapte continuellement à son milieu et acquiert de ce fait certaines structures utiles. C’est une adaptation ontogénétique, en prenant le nom d’ontogénèse dans son sens large, en l’appliquant non seulement à la vie embryonnaire, mais à la durée totale de Pexistence individuelle.
Si la variation que tendent à produire les condi- ‘ions ambiantes se rencontre dans lorganisme avec une variation innée similaire, les effets de ces deux ordres de variations ont plus de chances de
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