SR AL
ri
VE
À ze
great Ne, 2
es Nr te 4 3: Re à
RSS HE <<
D ee
a eh
DT
2e 2] nn. à 7 +]
ALT ï
dont les représentants typiques n’ont eu res- 4] semblance dans la disposition des dessins et dans 4
la coloration; seul, parmi les Basilarchia, le Vice-
Roi ressemble aux Anosia et on peut supposer que cette ressemblance est constamment maintenue
par la sélection. Mais de quelle utilité était pour lui la première strie ou la première tache rappe- Jant celles du Monarque sur des ailes d’une couleur
toute différente? Des exemples analogues pourraient être cités en grand nombre : la sélection naturelle apparaît plutôt comme un régulateur un peu vague des adaptations existantes que comme un facteur pouvant les créer et les développer1. L’utilité d’un caractère paraît être en somme limitée à certains degrés seulement de son développement : au-dessous, elle n’a pas encore pu s'établir, au-dessus, le développement va trop
loin, la dépasse et semble quelquefois aller à son encontre. Nous venons de voir des exemples où une ressemblance insuffisante ne peut rendre au cun service; il y a des cas où elle paraît être trop fidèle, au contraire, avec un luxe de détails
qui semble être superflu. Ainsi, un très grand nombre de papillons de l’Amérique du Sud et des Indes, qui vivent dans les furèts, imitent, avec la plus grande fidélité, les feuilles des différents ‘
arbres. Cette imitation, très remarquable comme |
coloration, l’est encore plus par la forme générale du corps et la disposition des nervures. Les ailes
4, Darwinism to-day, p. 42-50.
PTE
ras Meet AN asnése par 000 au COTpPS
ème qui, à l’état de repos, est à peine visible. L'extrémité des ailes est effilée en un « pétiole », leurs nervures sont fines et cachées par des espèces de fausses nervures beaucoup plus grosses, stries simulant les nervures d’une feuille. La ressemblance n'existe d’ailleurs qu’à l’état de repos, car le dessin ne se continue pas sur la partie de l’aile qui est cachée dans cette attitude : il semble être fait d’un coup de pinceau sur les ailes ployées. Parmi les nombreux exemples de ces res- semblances, il est facile de choisir; voici deux des plus frappants. 4
Chez le Cænophlebia Archidona, un papillon de Bolivie, le pétiole est formé par les extrémités des deux ailes antérieures; une grande nervure médiane avec deux latérales traverse l’ensemble des deux ailes (fig. 1). Chez le Æallima parallecta, un papillon de l’Archipel de Malaisie souvent cité comme exemple d’un mimétisme parfait, la ressemblance est encore plus extraordinaire. Dans l'attitude de repos, les ailes pliées, ce rapillon figure tous les détails de l’aspect des feuilles sèches parmi lesquelles il vit. Les nervures propres des ailes deviennent presque invisibles. de même que la tête et le corzs; les nervures de la feuille, au contraire, sont très exactement dessinées (fig. 2). La ressemblance ne s'arrête même pas là et devient pour ainsi dire raffinée : les ailes présentent souvent des taches rougeâtres ou jaunâires imitant des moisissures et des points transparenis, sans
EE | F y :