‹ Les théories de l'évolutionChapitre 52 sur 162 · __ THÉORIES DE DARWIN, NÆGELI, DE VRAIES · texte numérisé non relu

__ THÉORIES DE DARWIN, NÆGELI, DE VRAIES

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Ce mode de groupement, avec ses files et ses faisceaux, avec ses détails si précis et si minutieu- sement décrits par Nægeli, est une construction, non seulement arbitraire, n’ayant aucune base dans les structures véritablement observées, mais encore telle qu'aucune modification ne peut y être apportée sans faire crouler tout l'édifice. Ce qu’elle contient de plus incompréhensible, c’est ce passage … des différents faisceaux de l’état de repos à l’état actif se produisant à des momentsdifférents dans les différents points d’un même faisceau. Un faisceau micellien étant par définition identique à lui-même sur toute sa longueur, sous l'influence de quelles … conditions change-t-il d’état ici plutôt que là? Nægeli rejette l’action des causes externes ; l’allongement et la tension doivent nécessairement porter sur le faisceau tout entier et ne peuvent être - cause de différences locales; l’état d’excitabilité pourrait l’expliquer, mais il doit lui-même tenir à » des différences dans la nature du faisceau aux + différents niveaux, ce qui est contraire à l’hypo- . thèse fondamentale.

Tout le système de Nægeli repose sur cette conception de faisceaux : sans eux, ni le développement ontogénétique, ni l’hérédité, ni la variation ne sont expliquées. Aussi cette impossibilité fondamentale arrive-t-elle à vicier toute la théorie.

Î Nous ne parlerons pas de son explication de … l’évolution phylogénétique : les « tendances évolutives internes » ne peuvent même pas passer pour

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Passons maintenant à la théorie de de Vries. Il lui donne le nom de pangénèse et la fait dériver directement de celle de Darwin. Cependant, tandis que les gemmules de Darwin représentent les différentes cellules de l’organisme, les unités élémentaires de de Vries, les pangènes, sont des particules représentatives des différents caractères et se rapprochent ainsi beaucoup plus des faisceaux micelliens de Nægeli.

Nous ne nous arrêterons pas longuement à ce système : il n’a apporté que peu d'éléments nouveaux à la solution des questions qui nous occupent en ce moment. Comme les gemmules et les faisceaux micelliens, les pangènes sont des particuies dont dépendent les caractères des cellules, mais, à l’inverse des gemmules, ils ne circulent pas dans l’organisme et ne sont pas, comme les faisceaux de Nægeli, formés pax des unités plus petites. Les pangènes résident dans le noyau; chaque noyau d’une cellule en contient un lot

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