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RME OUTRE

. + 4 à: | / A XX LES THÉORIES DE L'ÉVOLUTION

| mêmes finissent par s'arrêter dans leur accroisse= ment et leurs micelles par se tasser; l’adjonction de nouveaux micelles cesse et ils passent à l’état HA de repos, cédant leurinitiative à d’autres faisceaux ñ voisins qui, en raison de leur situation ou de leur cà irritabilité plus grande, ont été le plus excités et 4 commencent maintenant à manifester leur activité en s’accroissant rapidement par l’intercalation de

nouveaux micelles et en exerçant leur influence L È sur le plasma nutritif environnant.

; Rien n’est plus facile. à expliquer, dans cette hypothèse, que la ressemblance héréditaire : puisque n’importe quel fragment de l’idioplasma contient tous les faisceaux de tous les caractères, ils doivent nécessairement réapparaître dans l’orga- | nisme auquel la cellule qui les contient donnera

Di naissance. Lorsque deux éléments sexuels se réu- ; nissent pour donner un œuf fécondé, cet œuf renk ferme les micelles des deux parents; ces micelles |

se réunissent dans une même file et, soit parce que les nouveaux micelles qui se forment prennent désormais un caractère intermédiaire, soit parce qu’eux-mêmes subissent une influence réciproque, finissent par donner naissance à des caractères | intermédiaires entre les deux parents. LE Dans l’œuf fécondé, la nature des micelies, leur. | mode de groupement et la succession des états de | tension et de relâchement, d’activité et de repos |

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% qui provoqueront l'apparition des différents carac- 3 tères au moment et à l'endroit voulus, tout cela | ds est prédéterminé d'avance etne pourra être influencé. ÿ (A 4 +:

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que fort peu par les conditions- externes. Cependant, ces dernières pourront modifier l’état de tension des différents faisceaux qui seront, par exemple, fortifiés par l’usage, de façon à devenir plus excitables ou affaiblis, au contraire, par l’inaction jusqu’à passer à l’état de repos. Ces modifications, s'étendant de proche en proche, pourront arriver aux cellules germinales et se transmettre à la génération suivante. Telle est l'explication aussi peu précise, d’ailleurs, que possible et susceptible de nombreuses objections, que donne Nægeli de l'hérédité des caractères acquis. Il attribue à ces caractères la propriété d’êire quelquefois adaptatifs, mais la raison qu’il en donne est purement finaüsie: l’orgänisme produit la modification nécessaire pour répondre à un besoin provoqué par influence subie. Cela, bien entendu, n’explique rien.

Toute sa conception de l’évolution des êtres est, d’ailleurs, empreinte du même esprit. Dès la première origine des organismes vivants, leur idioplasma possédait certaines tendances évolutives internes qui ont déterminé tout le développement phylogénétique qui a suivi. Dans chaque espèce, l'idioplasma, non seulement contient les faisceaux micelliens qui la caractérisent, mais contient aussi, en puissance, ceux qui caractériseront la ou les espèces auxquelles elle donnera naissance. Les conditions extérieures concourront avec les tendances internes pour adapter les organes et les fonctions aux besoins de Fexistence, mais elles ne provoqueront par elles-mêmes aucune évolution.

Celle-ci a sa seule source danslatendance interneau -progrès; au perfectionnement. Sans cesse, au Cours

de la phylogénèse, de nouvelles files micelliennes se joindront aux anciennes, la structure s2

compliquera, les caractères et les fonctions se dif-

férencieront, les êtres deviendront de plus en plus

parfaits. Les conditions externes imprimeront à ces

divers perfectionnements les modifications nécessaires pour les rendre utiles ; elle seront la source de l’adaptation, mais n’agiront que sur ce que cette évolution progressive aura déjà créé.

Le système de Nægeli, vaste et compliqué, a apporté avec lui deux nouvelles idées qui ont été développées et utilisées par les théories venues à sa suite : c’est l’idée de deux sortes de protoplasmas dont l’un seul est porteur des différents caractères de l’organisme, et l’idée des caractères élémentaires, donnant par leur combinaison les propriétés

les plus variées. Cette dernière idée surtout a .

rendu un grand service à la conception des parti-

. cules représentatives, la dispensant de la nécessité

de supposer ces particules en nombre immense. Sans elle, jamais cette conception n'aurait pu se développer, comme elle l’a fait, et trouver le crédit qu’elle a trouvé. Nous réservons pour plus tard la critique de la notion même d’une représentation des caractères; cette critique trouvera mieux sa place après l’exposé du système de Weismann.

Pour le moment, nous ne voulons parler que de ce qui es: propre à Nægeli, et surtout de ses micelles, avec leur mode spécial de groupement.

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