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THÉORIES DE DARWIN, NÆGELI, DE VRIES

dants sortent du noyau, se multiplient dans le cytoplasma et lui impriment le caractère en question. Le noyau n’en conserve cependant pas moins un lot complet, grâce à une multiplication préalable des pangènes précédant leur sortie. Les mouvements qu’effectuent les pangènes se limitent done à leur migration du noyau au cytoplasma, c’est ce que de Vries appelle la pangénèse intracellulaire. L’hérédité est ainsi facilement expliquée : les : noyaux des cellules germinales contenant les pangènes de tous les caractères des parents, et les caractères des descendants devant résulter de la multiplication et de la sortie de ces mêmes pangènes, la ressemblance héréditaire devient inévitable. Quant à l'hérédité des caractères acquis, elle ne s'explique pas et n’a pas besoin d’être expliquée dans l'esprit de de Vries, car il nie absolument sa réalité. |

La variation peut provenir de la multiplication des pangènes. Un seul pangène suffit pour représenter un caractère, mais non pour l’exprimer : il faut pour cela que les pangènes se multiplient, et plus leur nombre sera grand, plus le caractère correspondant sera accentué. Et comme cette multiplication peut être plus ou moins active, il y à là une source de variations individuelles. Mais les variations individuelles légères ne sont pas les seules qui existent : il y en a d’autres, plus importantes et surtout persistantes, qui peuvent immédiatement donner naissance à une nouvelle espèce, ces variations auxquelles plus tard de

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