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LES THÉORIES DE WEISMANN

l’autre, détermine toutes les propriétés qui distinguent les cellules entre elles. A cette conception, Weismann apporte cependant une modifiation importante qui constitue un grand progrès sur celle de Nægeli : il s’efforce d'adapter son hypothèse aux structures réelles que nous montre le microscope. C’est pour cela qu'il localise sa « substance héréditaire » dans le noyau, et plus spécialement encore dans cette substance chromatique qui devient visible au moment de la division cellulaire : elle se condense alors pour former les amas de substance chromatique appelés chromo-

somes et reproduire toutes les figures bien connues .

de la caryocinèse. Cette substance héréditaire existe dans toutes les cellules de l’organisme; dans les cellules germinales, elle présente une composition particulière et prend le nom de plasma germinatif.

La constitution complexe du noyau cellulaire est expression d’une constitution héréditaire plus complexe encore. Dans une cellule sexuelle, le noyau se compose d’un certain nombre de particules auxquelles Weismann donne le nom d’ides. Les ides coïncident quelquefois avec les chromosomes, lorsque, par exemple, ces derniers sont simples et ne se décomposent pas en un certain nombre de parties semblables (ainsi, chez Arfemia, il y a 168 chromosomes sphériques correspondant chacun à un ide). Mais chez la plupart des animaux les chromosomes sont en forme de bAtonnets qu’on voit se décomposer en granulations plus petites ;

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alors, ce sont ces BA FAT qui rende les ;: | ides, et les chromosomes constituent des unités d'ordre supérieur appelés idantes. Chaque ide est composé d’une portion de plasma germinatif conme tenant tout ce qu’il faut pour donner un être » complet ; les ides sont ainsi des ébauches d’individus (Personen-Anlagen).

Il y a ici (Weismann le reconnait lui-même)un trait de ressemblance avec l’ancienne théorie évolutionniste de lemboîtement des germes. C’est, dit-il, la théorie évolutionniste moderne, tandis que l’épigénèse moderne consiste à représenter la substance germinative comme composée de parties homogènes (Spencer, O. Hertwig). Mais, naturellement, il n’existe chez Weismann aucun homünculus, et si chaque ide contient tout ce qu'il faut pour former un individu complet, il n’y a | cependant aucune ressemblance entre l’ébauche É d'une partie et cette partie à l’état développé.

3 Un organisme se composant de parties dissem- "20 blables, Weismann est amené à supposer que ces différences se retrouvent dans l’ide qui lui donne naissance. Il conclut donc que l’ide se décompose en unités encore plus petites, dont la coopération est nécessaire pour former l’être futur et dont chacune tient sous sa dépendance tel ou tel de ses organes. Autrement dit, chaque partie du corps de l'être qui va se développer sera déterminée dans son existence comme dans sa nature par une * particule correspondante du plasma germinatif. # Aussi ces particules prendront-elles le nom de

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