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nina. Nous ne parlerons pas ici de toutes ces additions et modifications diverses, mais seulement de celles qui ont une importance pour les explications possibles de l’évolution : au premier rang ce qui a trait aux rapports entre le plasma somatique et le plasma germinatif, question étroitement liée à celle de la transmission héréditaire des caractères acquis.
La théorie pure veut que chaque cellule de l’animal développé ne contienne que les déterminants correspondant à ses caractères à elle. Cependant, les faits de reproduction asexuelle montrent qu’il n’en est pas ainsi. La cellule terminale d’un bourgeon, par exemple, doit contenir la totalité des déterminants de la plante, car il naîtra d’elle des rameaux portant différents organes, y compris les fleurs avec les cellules sexuelles. Un fragment de la feuille de Begonia, planté dans le sable humide, reproduit la plante tout entière. Le bourgeonnement des animaux est un phénomène analogue.
Il y à aussi les faits de la régénération : le bras amputé d’une salamandre est reformé par le moignon, avec sa forme et sa structure normales; chez certains vers, un fragment du corps régénère de même la tête avec tous ses organes, etc. Pour expliquer ces faits, Weismann admet l'existence dans les cellules correspondantes de deux ou plusieurs sortes de déterminants, dont certains sont des déterminants de réserve, inactifs dans les con-: ditions ordinaires et réveillés sous l’influence de
certaines excitations. Pour la détermination du
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sexe, par exemple, dit Weismann, il y: 1 | l'œuf et le spermatozoïde des déterminants ‘des: 1 deux sexes, mais ceux d’un seul deviennent actifs. Il en est de même des caractères sexuels secondaires; ainsi, lorsqu'un fils hérite de la barbe noire de son grand-père maternel, cela montre que les déterminants correspondants existaient dans la cellule germinale de la mère, mais à l’état latent. De même, les différentes formes qu’on observe chez les insectes sociaux ne peuvent tenir qu’à l’existence de plusieurs sortes de déterminants. Dans son dernier ouvrage, Weismann fait même de cela une règle générale. Ne vaut-il pas mieux, dit-il, admettre qu’il n’y a pas décomposition des ides au cours de l’ontogénèse, mais qu’une excitation spécifique rend actifs certains déterminants à l’exclusion des autres. Chaque cellule contient tout le complexe des déterminants, tout comme la cellule germinative initiale, mais à chaque stade du développement, c’est-à-dire dans chaque cellule, ceuxlà seuls sont réveillés par un excitant spécifique qui ont à déterminer les cellules suivantes.
A nous de faire remarquer que cela est très important. Chaque cellule étant ainsi virtuelle-
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à ment une cellule germinale, la séparation entre le 3 plasma germinatif et le plasma somatique perd, :'40% tout ce qu’elle avait d’essentiel. 4 ‘4 Nous avons vu que cette séparation était oppoy sée par Weismann comme une fin de non-recevoir | de catégorique aux idées lamarckiennes. Toute l’école __ weismannienne considéra le lamarckisme comme
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| GERS réfuté et lhérédité des caractères acquis comme définitivement enterrée.
Nous examinerons cette question très complexe dans un chapitre à part, où trouveront place les arguments pour et contre. Ici, nous devons noter une seule chose : tout en continuant à nier résolument cette hérédité, Weismann s’est vu obligé à reconnaître certains faits incontestables prouvant que les modifications dues à des influences extérieures se retrouvaient dans la ou les générations suivantes. Cela est dû, dit-il, à ce que l’action se produit simultanément sur le soma et le germen; lorsque le froid, par exemple, change la coloration des ailes des papillons, il agit en même temps sur les déterminants des cellules pigmentées des ailes et sur les déterminants correspondants contenus dans les cellules sexuelles. C'est possible, peut-on lui répondre, mais cela ne concerne que le mécanisme de la transmission; le fait de la transmission elle-même subsiste, et cela fait revivre intacte l’idée lamarckienne trop tôt enterrée. D’autre part, l’influence des facteurs
externes, que la théorie pure réduit à zéro, reprend
ici ses droits, car Weismann la reconnaît pour une des causes capables de réveiller certains déterminants, et c’est elle aussi qui intervient comme cause des modifications acquises se reproduisant . dans la génération suivante.
Mais l'addition la plus importante faite par Weismann à son système est la théorie de la sélection
germinale.
se rattache surtout à la question de la sélection