‹ Les théories de l'évolutionChapitre 78 sur 162 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

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Pour nous, nous ne croyons pas avoir besoin d’une interprétation aussi spéciale pour tirer des conclufLes faits de l'hérédité mendelienne sont incontestables, et nous n’avons, jusqu’à preuve du contraire, aucune raison pour les considérer comme produits par une symbiose ou comme constituant un phénomène anormal. Les lois de Mendel s’appliquent à un grand nombre de cas; un grand nombre d’autres, sinon plus grand encore, restent en dehors d’elles et obéissent à d’autres lois. Les cas mendeliens, de même que les expériences de de Vries sont une preuve manifeste de l'existence d’une variation discontinue; nous pouvons discuter l'étendue de son application, son rôle dans l’évolution des espèces, etc., mais nous ne pouvons pas la nier pour sauver une opinion théorique.

Et, d’ailleurs, nous ne voyons uoi elle contredit la conception transformisie qui, eee même, ne préjuge en rien du mode de variation (lente ou brusque) par lequel la transformation des espèces s’opère. C'est pourquoi nous ne partageons pas les craintes de Le Dantec à cet égard, et ni les lois de Mendel, ni la théorie de la mutation ne nous apparaissent comme des espèces d’hérésies dangereuses.

Les observations de Mendel montrent en même temps, contrairement aux idées de Galton, qu'il existe dans certains cas (les cas « mendeliens ») des caractères qui ne s’effacent pas; c’est aussi très vrai, mais il n’en est pas ainsi pour tous

les cas et pour tous les caractères. Les carac-

8 à peine perceptibles d’abord et ne devant

s’accentuer que par la suite {les plus intéressants, par conséquent, au point de vue darwinien) se prêtent mal aux expériences de croisement où il faut, pour tirer des conclusions, avoir affaire, au contraire, à des caractères bien tranchés; aussi ne pouvons-nous rien dire sur la possibilité d’une application générale des conclusions mendeliennes. En ce qui concerne le troisième point, l’idée des particules représentatives, nous repoussons cette idée a priori, pour des raisons que nous avons indiquées pius haut. Le principe même de ces particules, savoir la représentation d’une notion abstraite par une particule matérielle, est une impossibilité logique. C’est pour cela que les | auteurs de ces théories n’ont jamais fourni une ê expérience ou une observation à l’appui de leurs . conceptions, et nous sommes en droit de supposer F1 qu’il en sera éternellement ainsi. C’est pot À il faudra chercher ailleurs l'explication de l’'appa- { rition indépendante des caractères, comme on doit 7 chercher ailleurs l'explication de tous les autres ! 3 faits particuliers que nous montre l'étude de l’héré-! a

. dité pour lesquels les « particules représentatives » |

* semblent à première vue fournir une explication fl

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