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prétera différemment les processus de l’ontogénèse,
| les faits de la régénération, l’hérédité, etc. On peut
! même dire que, sous sa formé la plus générale, le
| dilemme : caractères innés ou action du milieu, trouve son application bien au delà de la biologie, même dans le domaine moral et social.
L'hérédité des caractères acquis est ainsi devenue le point capital, la question la plus brülante du transformisme. Et on comprend aisément qu’il en soit ainsi : si les modifications acquises par l’organisme sous l'influence des nécessités de son existence se transmettent aux descendants, l’évolution de l’espèce s’explique d’elle-même, sans constructions compliquées, hypothèses adjuvantes ou subterfuges logiques.
C’est une hypothèse que tous les faits connus relatifs aux effets de l’usage ou du non-ysage des organes, à l'influence du milieu sur la structure des êtres, etc., suggèrent naturellement. Le fait
que les parties du corps qui fonctionnent davan- *
tage deviennent plus développées et qu’au contraire les organes qui ne s’exercent pas s’atrophient est &G’observation quotidienne. Les forts muscles des bras du forgeron, les « mains calleuses » des ouvriers manuels, les mains plus petites dans les familles où on n'avait jamais fait aucun travaii physique, le développement des aptitudes les plus différentes par l’usage, le cachet qu’imprime à l’extérieur d’un homme la profession qu’il exerce, etc., sont des faits très familiers et, bien que ne reposant sur aucune observation précise, l’idée de leur