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188 (LES TUÉORIES DE L'évOLt uTIo:
transmission était de tout ue NS | par él tous comme absolument naturelle. Dans le monde animal, les longues jambes des oiseaux échassiers, le cou de la girafe, la dégradation causée par le non-usage, dans les cas de parasitisme, la dégénérescence des yeux chez les animaux vivant dans l'obscurité, la régression des os des membres postérieurs de la baleine sont autant d'exemples qui semblent prouver que les particularités déterminées par les conditions de vie sont héréditaires.
C’est cette idée qui forme la base du transformisme de Lamarck et c’est encore à elle que Darwin a recours toutes les fois que la sélection naturelle ne lui semble pas fournir une explication suffisante des faits. Car, il ne faut pas l’oublier, Darwin reconnait explicitement l’hérédité des caractères acquis, et c’est un peu abusivément que les négaieurs s systématiques de cette hérédité prennent le nom exclusif de darwinistes. L’Origine des espèces nous fournit un grand nombre de passages qui le prouvent, dont voici un très clair : « Le changement des habitudes produit des effets héréditaires; on pourrait citer, par exemple, l’époque de la floraison des plantes transportées d’un climat dans un autre. Chez les animaux, l’usage ou le nonusage des parties a une influence plus considérable encore. Ainsi, proportionnellement au reste du
squelette, les os de l’aile pèsent moins et les os de
la cuisse pèsent plus chez le canard domestique que chez le canard sauvage. Or, on peut incontestablement attribuer ce changement à. ce que le canard
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LES SRE vole moins et marche plus que le canard sauvage. Nous pouvons encore citer, comme un des effets de l’usage des parties, le dot pement considérable, transmissible par hérédité, des mamelles chez les vaches et chez les chèvres dans les pays où l’on a l'habitude de traire ces animaux, comparativement à l’état de ces organes dans d’autres pays. Tous les animaux domestiques ont, dans quelques pays, les oreilles pendantes ; on à attribué cette particularité au fait que ces animaux, ayant moins de causes d’alarmes, cessent de se servir des muscles de l’oreille, et cette opinion semble très fondée 1. »
D'ailleurs, dans sa forme générale, l’hérédité des caractères acquis a été reconnue par presque tous les naturalistes jusqu’à une époque relativement récente où Weismann, en partant de considérations théoriques que nous avons exposées plus haut, a remis les choses en question. Dès lors, les naturalistes se divisèrent en deux camps, et c’est
de ce moment que datent les discussions entre
néo-darwiniens et néo-lamarckiens. Pour le moment, la balance semble pencher du côté de la non-hérédité, surtout depuis que la nouvelle théo-
rie des « mutations » de de Vries (dont il sera ;
question plus loin) a fourni une nouvelle hypo- / thèse acceptable à ceux que la sélection darwi-W mienne des petites variations n’arrivait pas à satisfaire pleinement. Cependant, la croyance à