Le Dantec. L'Unité dans l'être vivant, 1902, p
KT TE 08 PAIE Sur 194 LES THÉURIES DE PU | XEN segment, en sorte qu’il y a là un caractère ayant survécu à sa cause, par conséquent acquis au sens de Le Dantec, et qui cependant est resté localet n’est pas devenu transmissible. Le Dantec, lui, déclare, pour sortir de cette difficulté, que la cause de l’état du manchot est l'absence de l'os du segment amputé et l’eflet est la conformation que prennent les parties molles autour du moignon. La | cause se trouve ainsi persistante aussi longtemps \ que l’eflet lui-même et le caractère du manchot n’est plus un caractère acquis, puisqu'il ne survit pas à sa cause; il est donc, de droit, non transmissible. 4
C’est une manière bien artificielle de résoudre la difficulté. En dehors même de la question qui a une allure bien scholastique de savoir qu'est-ce qui est véritablement la cause de linfirmité du manchot : l’acte unique et limité dans le temps de l’ablation du bras ou l’absence de ce bras, état durable, toute cette tentative de démontrer à l'aide de constructions logiques l’hérédité des caractères acquis ne fait faire aucun pas à la question : introduire, pour définir un terme, la notion qui, précisément, est l’objet de la discussion, c’est résoudre la question d’une façon purement verbale. Supposons même que Îa définition de Le Dantec soit juste et que le nom de caractères acquis ne doive désormais être appliqué qu'aux modifications héréditairement transmissibles ; la question n’e: subsiste pas moins tout entière, avec cette seule différ2nce qu’il faudra maintenant créer
Ve
\ un terme nouveau pour désigner tous les caractères,
transmis ou non, auxquels on “pere maintenant le nom d’acquis.
La définition de Montgomery a, certainement un sens beaucoup plus profond. Il est à se demander, en effet, si entre les modifications produites pendant le développement des cellules germinales et celles survenues plus tard la différence est si essentielle. Weismann lui-même, en introduisant la sélection germinale comme facteur de développement, à dû, comme nous l’avons vu, admettre que
la victoire des déterminants dans leur lutte pour
Pexistence est liée à l’apport de substances et à la nutrition, idée qui se rapproche de celle de Montgomery.
S1 le terme de « caractère acquis » prend dans la conception, plutôt lamarckienne, de Montgomery un sens très large, exigé d’ailleurs par l’interprétation que donne l’auteur du mécanisme même de la transmission héréditaire de ces carac-
tères, Weismann et ses partisans en donnent, de
leur côté, une définition par trop étroite et par trop exclusive, rendue, elle aussi, nécessaire par l’idée directrice : l'indépendance du plasma germinatif de tout le reste du corps. Weismann n’envisage comme véritables caractères acquis que ceux-là
seulement qui, apparus d’abord dans une certaine
région du corps, sous l'influence de quelque-condition extérieure, exercent ensuite une influence sur des cellules germinales. Il exclut ainsi tous les cas où l’action est exercée simulianément sur les cel
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