‹ Les théories de l'évolutionChapitre 87 sur 162 · J.-A Ffnouson. Heredity, p · texte numérisé non relu

J.-A Ffnouson. Heredity, p

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‘argument véritable que lorsqu'il s'agit de caractères produits par l'usage et te non-usage qui sont généralement nettement localisés. IL est vrai que ce sont, pour les lamarckiens, des cas très importants auxquels ils ne sont pas parvenus jusqu’à û présent à donner une explication. Mais pour tous les autres cas, qu'importe à ce point de vue que la modification soit produite directement et simultanément dans les cellules germinales et dans les cellules somatiques, ou bien dans ces dernières d’abord et dans les premières ensuite? 4

Une autre distinction, non moins subtile et tout aussi inutile pour l'explication de l’évolution est celle, faite par certains weismanniens, entre la ee transmission d’une modification Dablieuliére et celle des résultats indirects ou des changements corrélatifs de cette modification. Ainsi, par exemple, la 4 profession des parents peut exercer une influence sur leurs enfants, mais tant que les modifications structurales ne seront pas identiques à celle des parents, on ne parlera pas de la Re de

caractères acquis {.

Les weismanniens exigent encore qu’un caractère acquis soit transmis totalement, tel quel, d’un parent à un descendant; si ce dernier manifeste un trait non pas identique, mais seulement portant sur ie même tissu ou le mème système que celui du parent, ce trait tombe dans la catégorie des

1. Ibid., p. 190. L'auteur accorde jusqu'à un certain point F' la trensmissibilit” de cette dernière catégorie de caractères. 22

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Le débat se trouve ainsi de plus en plus circonscrit, mais circonscrit artificiellement et un peu arbitrairement; ces restrictions ne le rendent guère plus clair, mais entourent de difficultés presque insurmontables toute expérience qui voudrait être concluante. Comment, en effet, créer des conditions telles qu’on ne puisse classer le caractère envisagé dans aucune de ces catégories, et comment, surtout, interpréter les phénomènes qui ne sont pas provoqués par nous, mais que nous rencontrons tels quels dans la nature et au sujet desquels nous ne pouvons pas connaître toutes les conditions qui ont entouré leur origine ?

Weismann et les autres adversaires systématiques de l’idée lamarckienne récusent de même tous les cas de transmission où il s’agit d'organismes unicellulaires, tels que cultures bactériennes modifiées par certaines influences extérieures, dont on a, par exemple, réussi à atténuer la virulence, qui transmettent leurs nouveaux caractères à des centaines de générations. Ces expériences, disentils, ne prouvent rien, car chez les êtres unicellulaires la différence entre le plasma germinatif et le plasma somatique n’est pas encore parvenue à s'établir. Mais là aussi on peut faire observer, comme l’a fait un de nous dans un précédent ouvrage { que la différence n’est pas si considé-

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