‹ Les théories de l'inconnaissable et les degrès de la connaissance (volume 2)Chapitre 1 sur 3 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Descartes, en considérant l'étendue et en définitive le mouvement comme Tessence de la matière, la pensée comme Tessence de Fâme, altère gravement la notion des causes secondes, des substances créées : le mouvement et la pensée, en effet, sont de simples modifications. Par delà le relatif, ainsi réduit à un pur phénoménisme, il maintient, il est vrai, comme réalité suprême et concrète, l'absolu vivant, Dieu. Il n'en pose pas moins le principe d'une séparation radicale entre la métaphysique et la science. De ses théories, beaucoup de penseurs aujourd'hui rejettent ce qu'il appelait la philosophie

Quoi donc ? Oser attaquer, dans une position qu'ils occupent de concert, Spinoza, Kant, Spencer!

Pourquoi pas ? En ce temps de libre discussion, ne sera-t-il pas permis de mettre, au-dessus de la superstition de la gloire, la religion de la vérité?

Au reste, mon intention n'a pas été d'exposer complètement et de réfuter leur doctrine, pas plus que de m'en prendre à la théorie de la relativité de la connaissance dans toute la variété de ses formes. En personnifiant dans ces trois philosophes illustres trois doctrines qui, du point de vue où je me suis placé, me paraissent présenter un caractère commun, je n^ai considéré ce résumé historique et critique que comme une sorte dlntroduction à la partie dogmatique de cette thèse.

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