‹ Les théories de M. LoisyChapitre 137 sur 235 · Ibid.,p · texte numérisé non relu

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il exp'ra subitement, vers trois heures de l'aprèsmidi, après avoir poussé un cri qui étonna les assistants. Ainsi finit le rêve de l'Evangile'. »

« Telles sont les simples données rattachées au plus brutal des événements, où il a fallu reconnaître le plus profond dessein de la Providence, une action digne du Christ, et une recommandation pour la société religieuse qui se réclamait de lui^. »

La tradition chrétienne a d'abord supposé une intention rédemptrice au supplice du Sauveur. Jésus avait regardé sa mort « comme un risque à courir, un péril à affronter, non comme l'acte salutaire par excellence auquel devait tendre son ministère, et duquel dépendait essentiellement tout l'avenir^. » Mais voici que Paul attribue à la passion du Christ un caractère expiatoire. Et cette idée s'infiltre dans les relations évangéliques.

A l'occasion de la requête des fils de Zébédée, Jésus déclare que le Fils de l'homme est venu donner sa vie en rançon pour les autres. C'est Marc qui « a soin de faire expliquer » le mystère de la mort salutaire « par Jésus lui-même dans les propres termes de la théologie paulinienne^. »

Des traits analogues figurent dans les comptes rendus du dernier repas. Marc aura encore « amplifié, d'après la conception paulinienne de l'Eucharistie, un récit où Jésus, bénissant le pain et le vin, déclarait que le présent repas était pour lui le

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