‹ Les théories de M. LoisyChapitre 138 sur 235 · Ibid., p. 96. Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 96. Cf. ci-dessus, p

dernier, en attendant le festin qui réunirait les élus dans le royaume de Dieu K »

« Les paroles symboliques : « Ceci est mon corps », « Ceci est mon sang » ont été introduites, d'après saint Paul, pour autoriser l'institution eucharistique et y montrer le signe permanent de la rédemption opérée par la mort de Jésus^. » « Le récit de la dernière cène » est ainsi « devenu le récit de l'institution eucharistique, grâce à l'introduction de formules qui sont directement inspirées par la théorie paulinienne de l'eucharistie, conception qui procède immédiatement de la théorie paulinienne de la rédemption^. »

Pour expliquer la mort du Christ, on ne se contenta pas de supposer que Jésus l'avait offerte en sacrifice rédempteur. On tint à montrer plus sensiblement encore « que la mort était dans les desseins de Dieu et qu'elle n'avait pas été pour le Christ lui-même la ruine d'une grande illusion » ; on voulut que Jésus « eût eu conscience d'accomplir les prophéties » mises en rapport avec son supplice, « et qu'il eût marqué d'avance les péripéties du drame sanglant dont il fut la victime ». Si donc « dès la Galilée, il annonce sa mort en énumérant les traits de sa passion prochaine », si « des prédictions plus spéciales se multiplient dans les dernières heures de son existence terrestre», annonce de la trahison de Judas, de la fuite des disciples, du

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