‹ Les théories de M. LoisyChapitre 150 sur 235 · tVi.,p.'l · texte numérisé non relu

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concernant la résurrection^? » «De telles choses n'ont pu être écrites que quand les témoins oculaires de l'Evangile avaient à peu près tous disparu^. » De même, « le développement légendaire attesté par les récits de l'enfance » s'accommode mieux «d'une date relativement tardive». Le troisième Evangile, comme le premier, doit appartenir aux dernières années du i^'' siècle''.

Inauthenticité, composition tardive, historicité très restreinte : tel est donc le verdict que M. Loisy prononce sur l'origine et la valeur de nos trois premiers Evangiles.

Jugement définitif sur Jésus

La plume hésite à transcrire son appréciation d'ensemble au sujet de la vie et de l'œuvre du Sauveur. Cette appréciation se trouve ainsi formulée, en conclusion des deux chapitres consacrés à la carrière et à l'enseignement de Jésus.

« Rien de plus insignifiant en apparence : un ouvrier de village, naïf et enthousiaste, qui croit à la prochaine fin du monde, à l'instauration d'un règne de justice, à l'avènement de Dieu sur la terre, et qui, fort de cette première illusion, s'attribue le rôle principal dans l'organisation de l'irréalisable cité; qui se met à prophétiser, invitant tous ses compatriotes à se repentir de leurs péchés, afin de se concilier le grand Juge dont la venue est immi-

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