Cf. ci-dessus, p. 41 -*S. yy-lOi
RÉPONSE DE l'Église 231
les précédents ; j'ai voulu établir surtout la position historique des questions, et subsidiairement la nécessité de réformer plus ou moins les concepts traditionnels. Dans les Ei'angiles synoptiques, je ne traite aucun point de théologie. On pourrait m'accuser d'avoir nié implicitement les faits matériels de la conception virginale et de la résurrection du Christ; mais l'ordonnance de l'Archevêque n'y fait pas la moindre allusion. Ei ce qui concerne la divinité de Jésus-Christ, je n'ai rien dit qui ne s'accorde avec les vues émises dans la quatrièm-^ lettre à' Autour d'un petit livre^. »
On voit jusqu'où allait dès lors la pensée du critique.
Cependant, M. Loisy, par la publication de ses récents volumes, s'était mis de lui-même sous le coup de l'excommunication que le Souverain Pontife, dans son Motu proprio du 18 novembre 1907, avait portée d'avance et d'une façon générale, contre quiconque aurait l'audace de contredire au décret Lanientabili et à l'encyclique Pascendi. Il avait même affecté de braver cette peine en reproduisant le texte de la sentence pontificale dans ses Simples réflexions'^ .
Faut-il s'étonner si, le 21 février 1908, l'auteur
1. Il est vrai que le critique ajoute : « Si j'avais à discuter de nouTeau le sujet, j'insisterais davantage sur l'insuffisance de la formule dogmatique, sur l'équivoque impliquée dans l'idée de personnalité, quand on veut l'étendre, dans le même sens, à Dieu et à l'homme, enfin sur la part de symbolisme que renferme la donnée théologique, le rapport général de l'humanité avec Dieu étant figuré dans le rapport spécial qui est affirmé entre Dieu et le Christ, o Quelques lettres, p. 251-252. Cf. ci-dessus, p. 10(i-107.