‹ Les théories de M. LoisyChapitre 60 sur 235 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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de Dieu », ainsi « le progrès de l'histoire pose en des termes nouveaux le problème du Christ et », ajoutait-il, « le problème de l'Eglise ' ».

D'ailleurs, c'est sur d'autres points encore qu'il paraissait signaler un conflit entre la science et le dogme. « La connaissance de l'histoire, demandait-il, ne suggère-t-elle pas une critique de l'idée de révélation? La connaissance del'homme moral ne suggèret-elle pas une critique de l'idée de rédemption ^ ? »

Nécessité d'une interprétation nouvelle des dogmes

Le critique ne songeait point pour cela à répudier le symbole delà foicatholique.Ildéclarait expressément l'accepter; il faisait sienne la formule : « le Christ est Dieu pour la foi», comme il admettait tout ce que les conciles ont enseigné touchant l'institution divine de l'Eglise et celle des sacrements. Maisil prétendait toujours soumettre les définitions dogmatiques à son interprétation personnelle de l'histoire. Pour lui, ces définitions ne s'adaptaient à la réalité objective que d'une façon relative et très imparfaite; il se prétendait libre, tout en les conservant comme symboles religieux, de ne leur accorder d'autre valeur de fait que celle qui correspondait à ses investigations critiques.

A ce point de vue, les réflexions suivantes, bien que les termes en soient habilement calculés pour une certaine apparence d'orthodoxie, ne laissaient pas d'être très significatives. « La formule ecclésiastique, disait M. Loisy, n'est pas vraie absolument,

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