‹ Les Théories Sociales de Louis BlancChapitre 103 sur 162 · Histoire de dix ans, tome IV, chap · texte numérisé non relu

Histoire de dix ans, tome IV, chap

a sur tous! ». On devra donc transformer la propriété lorsqu'on aura démontré que le bonheur de l'humanité exige qu'elle soit organisée d’une autre manière.

Louis Blanc, comme les collectivistes, veut que la propriété n'ait pas d'autre source que le travail. Il en résulte que les produits du travail sont seuls susceptibles d’appropriation privée. Les capitaux seront une propiété commune, dévolue à PEtat ou plutôt aux associations ouvrières. Il en est de même de la propriété du sol, et il se défend de réclamer la loi agraire. La loi agraire, c’est le partage périodique de la propriété pour assurer à chacun la jouissance d’un lopin de terre, c’est le morcellement, la consécration de la petite culture. L'adopter, ce serait perpétuer la routine et entraver la marche du progrès. Elle existe en fait à l'heure actuelle, dit Louis Blanc. & La loi agraire, savez-vous où elle existe ! Dans le Code civil, qui, par la division de la propriété à l'infini, réalise réellement ce qu’on pourrait appeler la loi agraire. La division infinie du sol est comme une espèce de loi agraire, une loi qui se développe par la force

même des choses » *. Loin de demander le partage

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