Rapport de la Commission d'enquête, p. 352, 353 et
pour le maintien de l’ordre public, et une première ébauche d'assistance publique, imposée après la Révolution par la nécessité du jour de
nourrir le peuple, — mais non pas le peuple oi-
sif, — autant que pour éviter les désordres que l’oisiveté entraîne à sa suite. M. Marie les organisa avec intelligence, mais sans utilité pour le travail productif. Il les partagea en brigades, leur donna des chefs, y introduisit un esprit d’ordreet de discipline, et en fit, pendant quatre mois, au lieu d’une force entre les mains des socialistes, en cas de révolte, une armée prétorienne mais oisive dans les mains du pouvoir. Commandés, dirigés et entretenus par des chefs influencés par les idées secrètes du parti anti-socialiste du gouvernement, les ateliers nationaux, jusqu'à l’avènement de l’Assemblée nationale, contrebalançaient l'influence des ouvriers sectaires du Luxembourg (partisans de Louis Blanc), et des travailleurs turbulents des clubs... Bien loin d’être à la solde de Louis Blanc, comme on l’a dit, ils étaient inspirés par l'esprit de ses adversaires ? ».
Le but poursuivi par Marie se trouve exposé dans un propos rapporté par Emile Thomas dans
son /listoire des ateliers nationaux. & Un jour,