Conférence du lac Saint-Fargeau, 26 octobre
= 99, pour venir en aide aux malades et aux infirmes. Le droit à l'existence est une conséquence du principe de la répartition proportionnelle aux besoins. Parmi les besoins en effet, les plus importants sont certainement les besoins d’existence, parce que ce sont ceux dont la satisfaction assure la conservation de l'individu. Ils. varient d’ailleurs avec l’âge des individus. Chez les enfants, ils sont limités à la conservation et à l’éducation ; l'adulte peut exiger une suffisante vie en échange d’un travail équivalent; enfin les personnes qui, à cause de leur grand âge, de la maladie ou d’autres infirmités sont incapables de travailler, ont droit à l’assistance. Mais quelle que soit l'étendue qu'on leur accorde, leur satisfaction est un droit pour l'individu, et ce droit correspond à un devoir social.
Pour Louis Blanc, le droit à l'assistance et le droit au travail sont inséparables, et il prétend avec raison que, si l’on admet le premier, on ne peut repousser le second. &« Admettre le droit à l'assistance et nier le droit au travail, c’est reconnaître à l'homme le droit de vivre improductivement quand on ne lui reconnaît pas celui de vivre productivement ; c’est consacrer son existence comme charge quand on refuse de la con-
sacrer comme emploi, ce qui est d’une remarqua-