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ble absurdité. De deux choses l’une, ou le droit à l'assistance est un mot vide de sens, ou le droit au travail est incontestable'.» Le droit au travail est également la conséquence du droit de propriété. Tout ce qui existe, dit-il est possédé : terres, fabriques, usines, instruments de travail, tout a un propriétaire. Le malheureux prolétaire qui vient au monde absolument dénué de tout, ne peut vivre que du produit de la propriété d'autrui. Il n'aura d'autre ressource que de louer ses bras à celui qui, maître des capitaux, peut les occuper. Le propriétaire est maître absolu de son bien; il est libre de laisser ses capitaux improductifs et, par suite, de refuser du travail aux ouvriers. Voilà done des malheureux condamnés à mourir de faim, bien qu’ils aient droit à l'existence.
Louis Blanc fait d’ailleurs une distinction entre le droit de travailler et le droit à travailler. Le premier, c'est le droit pour tous les citoyens de travailler de leurs bras, de leur intelligence, d'exercer leur industrie, leur profession, conformément à leur aptitude, à leur capacité, à leur goût, à leurs facultés, à leurs moyens. C’est simplement la liberté du travail, ou encore le droit
du travail que Turgot proclamait dans ses édits de