‹ Les Théories Sociales de Louis BlancChapitre 112 sur 162 · Assemblée nationale, séance du 25 août · texte numérisé non relu

Assemblée nationale, séance du 25 août

ral de réformes. Ce projet, très vaste, embrassait toutes les branches de l’activité humaine : l’agriculture, l’industrie. le commerce, le crédit. Absorbé par ses fonctions de membre du gouvernement, Louis Blanc dut se décharger de ce travail sur deux secrétaires, Vidal et Constantin Pecqueur. Ceux-ci, tout en adoptant, au fond, les théories socialistes de Louis Blanc, s’en écartent cependant sur certains points'. Après un exposé de la situation économique et des maux provoqués par la concurrence, ils déclarent que le temps des vains palliatifs est passé : « Voici le moment venu de compter avec la misère, d’aviser aux mesures réparatrices. » Comme Louis Blanc, ils préconisent l'association qui, seule, peut assurer le règne de la fraternité, et l'intervention de l'Etat, qui aura pour mission d'organiser le travail, de distribuer le crédit et de régulariser les échanges. Ils investissent l'Etat de fonctions beaucoup plus étendues que celles que lui confiait Louis Blanc. M. Georges Cahen le fait remarquer avec raison, dans le système proposé par Vidal et Pecqueur: «l'Etat intervient bien plutôt pour équilibrer les fonctions du travail, que pour enrégimenter les travailleurs’.» La répartition ne se fait plus proportion-

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