‹ Les Théories Sociales de Louis BlancChapitre 113 sur 162 · Annales des sciences politiques, 1897, p · texte numérisé non relu

Annales des sciences politiques, 1897, p

nellement aux besoins, comme dans l’atelier social ; l'égalité fait place à la hiérarchie des fonctions et l’ouvrier reçoit un salaire en rapport avec son travail. Dans le plan de réforme élaboré par les secrétaires de la Commission du Luxembourg, on trouve en germe la doctrine collectiviste, et on comprend fort bien que Benoît Malon ait pu dire : « Vidal et Pecqueur mériteraient d’être plus connus, parce qu'ils sont les précurseurs du socialisme scientifique que Robertus, Marx, Engels, Lassalle et les principaux socialistes allemands devaient plus tard formuler avec tant d’éclat'.»

Le projet fut déposé sur les bureaux de l’Assemblée, mais il ne fut même pas discuté et passa complètement inaperçu. L’attention de tous se concentrait sur Louis Blanc, dont la popularité atteignait alors son apogée. D'ailleurs les soulèvements populaires, en réveillant les craintes de la bourgeoisie, allaient bientôt rendre impossible toute application des doctrines socialistes.

Cependant, bien qu'il fût convaincu de l’efficacité des moyens qu'il proposait pour rénover la société, Louis Blanc eut le mérite de ne pas dédaigner les réformes partielles. L’avènement du

socialisme, bien qu'il fût animé des sentiments les

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