Discours. — Conférence à Marseille du 21 septembre
d’entre eux. On aboutit ainsi au système représentatif.
La délégation ne doit en aucun cas être définitive et irrévocable. Le peuple mandant conserve toujours un droit de contrôle sur ses mandataires. Il conservera son autorité sur eux, soit en les désignant pour un temps très court, soit en se réservant le droit de les révoquer. Le frein du pouvoir législatif, dit Louis Blanc, doit être dans la main du peuple. « Que les mandataires de la nation soient ses commis; qu'un mode régulier de révocation leur soit un avis, une menace, et, le cas échéant, une punition redoutée; qu'ils marchent sous le poids d’une responsabilité vraie ; que, par la fréquence des réélections, la constante animation de la vie politique et le contrôle des clubs, l'œil et le bras du peuple soient constamment sur eux‘ ». Et, d’après lui, la durée du mandat ne devrait pas excéder deux ans.
Pour Louis Blanc, la représentation doit être unique. Le système des deux Chambres n’est bon qu'à entraver la marche des affaires et à empècher les réformes d'aboutir. Dans la discussion des lois constitutionnelles, il se prononça contre l’ins-
titution du Sénat, et, dans la suite, il en demanda