Discours de réception à l'Académie
un président doit être l'arbitre des partis. II concourra à la grandeur de la Patrie en maintenant, dans les relations extérieures, les traditions que l'instabilité des ministres responsables pourrait faire oublier. Le régime que propose Louis Blanc serait le règne des clubs, le triomphe de la populace turbulente. L'ordre public serait troublé par des émeutes quotidiennes. On ne comprend guère qu'après avoir été témoin et même victime des événements de 1848, il soit resté fidèle jusqu'à la fin de sa vie à un régime identique à celui d'alors. C'est qu'il tient aux principes plus qu'à tout autre chose. Pour lui, les principes sont tout. « Les principes, dit-il, sont à l’homme politique ce que la boussole est au navigateur : ils marquent la direction qu'ont à suivre les peuples en route pour la liberté'». Son but, c’est un gouvernement libre, assurant la liberté et le bonheur à tous. Il y marche par tous les sentiers qu’il croit propres à l'y
conduire, sans s'occuper des cadavres qui s’échelonnent sur la route. GEst-ce qu'une loi souveraine, dit-il, n’a pas attaché le mal au bien comme une condition absolue, irrévocable ? Qu'est-ce que l'univers animé? Le théâtre d’une lutte infinie.
Qu'est-ce que la vérité ? Une flamme qui éternel-