Conférence de Marseille, 21 septembre
lement grandit et brille sur des tombeaux. Dans la nature, les espèces ne subsistent que par la destruction des espèces inférieures. La terre où les vivants s’agitent est faite de la poussière des morts" ».
La réforme politique doit se compléter, dans la pensée de Louis Blanc, par une large décentralisaton administrative qui aura pour point de départ la Commune. «Ilne saurait y avoir dans la société que deux forces : la Commune, qui répond à lidée d'association, et l'Æ£{at, qui répond à l’idée de nationalité *». L'autorité départementale ne doit servir qu'à mettre en rapport ces deux forces essentielles. La Commune tient le milieu entre la famille et l'Etat. «Malheur au pays où la liberté politique ne se lie pas intimement à la liberté municipale... Là où l'autorité centrale se fait dépositaire même des intérêts locaux, la vie publique violemment refoulée au même lieu y devient confuse et tumultueuse, tandis qu'ailleurs elle est inerte. L’excès de la centralisation administrative produit ce calme, cette stabilité morne qui ne sont autre chose que la régularité dans l’oppres-
sion, le silence dans l’abaissement, l’immobilité