Histoire de dix ans.t. V, chap. x
— 2h — dans la servitude‘.» La Commune, c’est «l’école primaire de la vie publique et du patriotisme ». C’est en s’attachant au sol natal que le paysan s'attache au drapeau.
Il convient de donner à la Commune plus d'indépendance et que, dans tout ce qui a un caractère communal, on la laisse se gouverner ellemême. On doit lui donner toute latitude pour gérer les affaires communales. Le département n’est qu'une division arbitraire; il n'en est pas de même de l’association municipale, qui est une association naturelle, basée sur la communauté d'habitudes et la continuité des relations. La Commune, c’est « le clocher, la salle d’asile, l’école, l'hospice, le cimetière ».
Louis Blanc a habité longtemps l'Angleterre, et c'est probablement ce séjour qui lui a permis d'apprécier les avantages de la décentralisation administrative. C'est d’ailleurs le rève de tous les socialistes de transformer la commune et d'en faire un centre politique. Les théories socialistes seront beaucoup plus faciles à appliquer dans le champ restreint de la commune, que sur toute l'étendue de l'Etat. D'après Benoît Malon, la com-
mune doit être «le pivot de la vie sociale future »