Hist. de la Révolution, livre XIII, chap. 1v
EO ee de la Civilisation européenne », à Paris, dans les quartiers aisés, les naissances ne sont que du 1/32 de la population, tandis que dans les quartiers pauvres, elles sont du 1/26‘. Ce sont là des faits inévitables, car on ne peut ordonner à la mère du pauvre de rester stérile. On ne peut pas davantage souhaiter la peste ou la guerre pour détruire l'excédent de la population, bien que ces fléaux épargnent d'ordinaire la bourgeoisie.
Les découvertes de la science viennent apporter leur contingent aux maux dont souffre la classe ouvrière”. L'application du moteur mécanique aurait dû profiter à l’ouvrier dans une large mesure. La main-d'œuvre étant diminuée, on aurait pu, sans toucher au salaire, réduire les heures de travail, et procurer ainsi à l’ouvrier des loisirs pour cultiver son intelligence. C’est ce qui aurait lieu sous un régime basé sur la solidarité des intérêts. Mais l'industriel qui lutte pour la conquête du marché ne pense qu’à augmenter son profit, et, s’il fait l'acquisition d’une machine, il s’'empresse de licencier une partie de son personnel, et ainsi, d’un instrument de progrès, il fait un instrument d’oppression. Les ouvriers congédiés viennent
jeter la perturbation sur le marché du travail. La