Ibid., p
RTE et on peut la constater dans tous les genres d’industrie. Le salaire est réduit à un chiffre minime, bien insuffisant pour permettre à l’ouvrier de vivre convenablement. Pour ne pas être accusé d’exagération, Louis Blanc nous donne le taux moyen des salaires dans certaines catégories d'industries d’après une enquête qu'il a faite à Paris et à Troyes. Nous ne nous arrêterons pas à cette longue énumération qui est un peu dénuce d'intérêt. Il nous suffira de savoir qu'à Paris, le salaire oscille pour les femmes, entre 2 fr. 25 aux teinturières, et Oo fr. 7 avec trois mois de morte saison, ce qui donne un salaire moyen de 57 centimes, pour les bordeuses de souliers. Pour les hommes, le salaire est généralement de trois à quatre francs par jour, avec un maximum de 4 fr. 50 cent. pour les charpentiers et les couvreurs dont le métier est dangereux. Les maçons gagnent quatre francs par jour avec quatre mois de morte saison, soit un salaire moyen de trois francs. A Troyes, les bonnetiers gagnent un franc et 1 fr. 50 cent. par jour, etle salaire varie, pour les charpentiers de 1 fr. 95 cent. à 2 fr. 25 cent., pour les maçons de Tir. 75 cent. à 2 fr. 50 cent. *. La bonne foi habi-
tuelle de Louis Blanc ne permet pas de douter de