Hist. de la Révolution, t. I, p
Lfor ee fonds de terre, et celui qui n’a pas en sa possession un certain capital ne peut que grossir le nombre des salariés. Sans doute on a vu encore, dans le cours du siècle, des hommes partis de très bas se constituer des fortunes colossales : mais ces résultats se sont surtout produits en Amérique, dans un pays immense et peu peuplé, où beaucoup de territoires étaient encore inoccupés, et ils viennent ainsi à l'appui de notre thèse. Et à côté de ces richesses colossales, qui ont valu à leurs heureux possesseurs, dans le langage courant, le titre dé rois d'Amérique, que de chutes viennent confirmer la critique de Louis Blanc. Dans un numéro récent de &{la lievue », M. L. de Norvins nous trace des tableaux tragiques empruntés à l'existence des milliardaires américains. Il nous les montre, après avoir étonné le monde entier par leur luxe, réduits à emprunter une dime au cocher qui les conduisait ou au garçon de restaurant qui les servait autrefois. Samuel Blakely, un des rois de la spéculation sur les huiles, voulut lutter contre le trust de la Standard oil Co, dont Rockefeller, le roi des aciers, était le président. Vaincu dans la lutte, il se porta à des voies de fait contre un de ceux qu'il accusait de sa ruine et fut condamné à la prison’.