Lassarce. Capital et travail. Traduction B. Malon, p
—41270— consommation, fondée par Gschwind à Birseck, près Bâle, dans l’Obervil, est en pleine prospé- Pirée
Chez nous, l'Etat consacre chaque année des crédits importants en subventions destinées à encourager les écoles nationales d'agriculture et les fermes-écoles. Il rétribue des professeurs départementaux d'agriculture qui vont faire périodiquement des conférences publiques dans les communes importantes. Ces conférences sont peu suivies : d'ordinaire, elles n’ont aucune utilité pratique. Elles traitent de questions trop générales, exposées en un langage technique dont les cultivateurs saisissent difficilement le sens. Il en est de même de l’enseignement agricole donné dans les écoles spéciales ou dans les fermes modèles. Un agriculteur intelligent, élevé à la campagne, sera plus capable de cultiver que lingénieur bourré de science qui sort de l'Institut agronomique. Aussi, les crédits ainsi employés pourraient être consacrés plus fructueusement à encourager des expériences sociales.
L'Etat a fait beaucoup du reste en faveur de l’agriculture, en facilitant la reconstitution des biens fonds, par la pratique connue sous le nom de commassation. La loi du 25 octobre 1884 a
réduit à un chiffre insignifiant les droits d’enregis-
trement sur les échanges d'immeubles ruraux situés dans la même commune ou dans des communes limitrophes. Beaucoup de petits propriétaires en profitent pour agrandir leurs champs. Ils évitent ainsi la perte de temps qui résulte du morcellement et il leur est plus facile d'utitiser les machines, qu'ils peuvent louer si leurs moyens ne leur permettent pas d’en devenir possesseurs. Il faut souhaiter que cette pratique se répande da-
vantage dans les campagnes.