‹ Les thermes de Luchon, sont-ils les anciens thermes onésiens?Chapitre 5 sur 7 · Jougla, éditeur, rue Saint-Rome à Toulouse · texte numérisé non relu

Jougla, éditeur, rue Saint-Rome à Toulouse

d'ilixo ou Lixo, désignant la divinité tutélaire des sources bienfaisantes qui jaillissent des flancs de la montagne de 8uperbagnères. »

Dans son ouvrage en deux volumes sur les eaux de Bagncres', le docteur Lambron précise aussi que la ville, suivant l'exacte topographie de ces lieux, est bâtie en retrait, dans l'angle que forme le val de Larboust, en débouchant de l'ouest à l'est dans la vallée proprement dite de Luchon , au confluent de rOne et de la Pique, qui est le torrent venant du Lys et des cascades.

Voici maintenant le langage de Castillon d'Aspet, dans son Histoire pittoresque sur Bagnères-de-Luchon^ : «Les principales rivières qui traversent la ville de Luchon sont l'One et la Pique. La première est formée par la réunion des rivières d'Oô et d'Oueil qui font leur jonction au-dessous de Saint-Aventin. L'One et la Pique se réunissent, à un quart de lieue environ, au-dessous de Castelviel que dominent, en pittoresque décor, les découpures du port de Vénasque et de la montagne de Sauvegarde. »

Jadis, même lorsque la ville proprement dite était éloignée des thermes, avant les grands travaux' de M. d'Étigny, créateur prévoyant de la belle avenue qui relia l'agglomération aux bains, on pouvait dire qu'une seule rivière traversait la ville. C'était l'One. Par suite des agrandissements successifs de notre célèbre station thermale, Luchon embrasse à la fois les bords de la Pique et les rives de l'One, et s'étend ainsi dans la double vallée.

Pour en revenir « aux cartes de l'ancien régime » suivant l'expression de M. Bladé, en tout cas à celles d'avant la Révolution, il convient de signaler, avec lui-même, leurs variations. Celles de Cassini. et de Haldring, consacrée au diocèse de Comininges (n70), appellent Go ce torrent venu des glaciers et du lac d'Oô. La carte de Béarn, de la Bigorre et des pays voisuis, par Delisle (1712), le dénommaient Neste de Loron ou Louron. N'est-ce pas faire évidemment fausse route? Et la vallée de Louron peut-elle être confondue avec celle de Larboust?'

Et pourtant le savant auteur dont nous combattons la thèse n'écrit-il pas à la fin de son Mémoire, comme pour clore la discussion d'une manière définitive : « Voilà ce que deviennent, à l'examen, les dires que bien des gens acceptent comme articles de foi. Ces hâbleries ne sont malheureusement pas les seules. Qui donc voudra partager avec moi la tâche de réfuter tout le surplus » ?

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