Hygiène et maladies des enfants
174. — 1G90. An qualis nutrix, talis infans? Aff. Placard. Bac., Gilles Culoteau, de Reims, Dr du grand ordinaire le 6
août 1691. — Pr., P. Le Pescheur (auteur).
Rendue le 2G août 1780 par Nicolas Hannequin, de Fraillicourt.
175. — 1737. An tenellis Infantibus utiles et necessarii vagitus? Aff., 26 août.
Bac., Raphaël-François Gaultier, de Saint-Germain-cn-Laye, Dr le 30 août 1737. — Pr., P. Josnet (auteur?).
176. — 1766. An a fasciis etloricâ Rachitis? Aft., 15 mai. Huit pages.
Bac., Robert Fillion, de Reims, Dr-du grand ordinaire le 24 novembre 1766 (auteur). — Pr., L.-J. Raussin.
Réquisitoire contre les langes etle corset'.lessauvages
n en mettent pas à leurs enfants, qui ne sont cependant ni bossus, ni pied-bot. Emporté par son sujet, l'auteur attribue au corset 1 inflammation, les abcès, le cancer, etc.
177. — ■ 1707. An puerorum tussi convulsivæ Ipecacuanha? AIE, 6 mai.
Bac., Nicolas Landais, des Essarts (Vendée), Drle8 mai 1707 (auteur). — Pr., P. Josnet.
Maldan s’est trompé en attribuant cette thèse à L.-J.
• Dupont. (Catal., p. 227.)
178. — 1775- An nutrices, dum lactant infantes, sæpé étiam mactant? AtL, 23 février. Huit pages.
Bac., François -Dominique -Frédéric Judcy, du diocèse d’Amiens, Dr le 20 février 1775 (auteur).. — Pr., D. Le Camus.
Dédiée par l’auteur à Clément Hecquet, doyen du Collège médical d’Abbeville (reçu docteur à Reims, le 22 novembre 1726).
179. — 1775. An recens natis.necnon sanitati puerpearum venustatique conférât lactatio? AIL, 23 mai. Huit pages.
Bac., Valentin-Marie Laignier, de Chàteau-Porcien, Dr du grand ordinaire le 4 décembre 1775 (auteur). — Pr., Robert F illion.
Laignier semble peu compter sur l'efficacité de ses conseils, car, d’après lui, il est plus facile de faire remonter les fleuves vers leurs sources que de changer les idées des femmes.
180. — 1784. An omnium morborum causæ prædisponentes,imo sæpissimè causæ proximæ, Educationi adscribi debeant? AIL, 13 septembre. Neuf pages.
Bac., Louis-Xavier Lanthenas, de Puy-en-Velay, Dr le 14 septembre 1784 (auteur). — Pr., U. Le Camus.
11 parut une traduction française de cette thèse, où
l’auteur considère l’éducation comme la cause éloign*:** et souvent même prochaine des maladies. Dans la préface, il compare la médecine d’un peuple libre à celle d’un peuple esclave. — Lanthenas était médecin à Paris à l’époque de la Révolution. 11 fit paraître un grand nombre de brochures politiques, se lia avec Roland et lut élu, par le Rhône, député à la Convention. Après avoir été membre du Conseil des Anciens, il rentra dans la vie privée et mourut en 1799. 11 échappa a 1 échafaud, où devait le conduire sa liaison avec les Girondins, grâce à la mauvaise opinion que Marat avait de son collègue à la Convention : « C’est un pauvre desprit, disait-il, qui ne mérite pas que l'on s’occupe de lui. »
181. — 1785. An recens natis Balrfeum frigidum? Ail’., o novembre.
Bac., Jean Crin, de Flaignes (Ardennes), Dr le 7 novembre 1785 (auteur). — Pr., Robert Fillion.
L’auteur pense que l'on éviterait la plupart des maladies aux enfants en les habituant à l’eau froide.
J. Crin devint médecin de l hôpital de Mézières et de l’armée des Ardennes. Sans-culotte déterminé, il terrorisa les Ardennes avec ses amis Mogue, Vassant, Durège, et fut, avec eux, condamné à mort par le tribunal criminel du département, en 1795.