CHAPITRE XV
Us Salon sou terrait.
Nous savions maintenant à quoi noua en tenir sur le mystère du salon, du aerviteur et de* meis; la vue d'un escalier qui conduisait sous terre nous avait etpliqné l’énigme.
— Permette* moi 4e vous conduire h ma cave, messieurs, noos dit I rPsysfiiïïl , je mène uns vie a moitié souterrains ; pendant les grandes
— Une tranche de gaina! Ah eà, jeunes gens, est-ce que ce serait une tranche de ces vilaines bêtes que nous avons vues à l’ile Lobos ?
— Certainement. Et pourquoi pas?
— Alors, merci! Je ne mange pas de léxard. Bien obligé, mon cher don Cosme; mais je crois que j’ai dîné.
— Ah! ne me refuse» pas, cela est trè»-tendre, je vous assure, il don Co«me avec insistance.
— Allons, major, un peu de dévouement, goûtes cela, et dites-noms ce que c’est! lui cria Clayley.
— Ah ! bon , vous faites comme l’apolhicaire qui empoisonnait son chien pour juger de son clisir ! Mais tant pis, je vais toujours essayer. Jo n’en mourrai pas plut que notre hôte... Délicieux, sur ma parole! Ce»t tendre comme du poulet. Très-bon! très-bon!
— Je voudrais bien qa'il évoquât autre chose que toutes ces damnées bouteilles de vin' me disais-je «n petto tout en commençant h trouver que l'absence des jeunes filles ae prolongeait outre mesure.
— Le café, se A ores!
A ces mots du maître de la maison un domestique entra apportant sur un plateau de magnifiques porcelaines de Chine, dans lesquelles on nous servit an café délicieux.
— Vous fumes, mesura ri, n’est-ce pas, que préférés- vous?... Des havanes?... Un de mes amis de Cuba m'en a envoyé il y a quelque temps. Je les crois bons. Si vous êtes pour la cigarette, voici des campeacheanos. Ici ce sont des cigares da pays, ce que noua appelons dea pur a* ; je ne vous engage pas l en prendre.
— Quant à moi, je fumerai un havane! dit le major en s’emparant d'un superbe regalia.
Je devenait mélancolique et commençais h craindre sérieusement que le Mexicain ne nous laissât partir sans noos présenter h sa famille; et cela me contrariait au delà de toute expression, car j’avais le plus grand désir de revoir les deux êtres charmants que j'avais aperçus dans des circonstances si singulières. La brune surtout m'avait vivement impressionné. Etrange mystère que l'ameur! un coup d’œil avait suffi pour fixer le choix de mon cœur!
Je fus tiré de ma rêverie per la voix de don Cosme, qui s’était levé et qui m'invitait, avec mes amis, à vouloir bien le suivre an salon.
Je quittai la table si brusquement , que je faillis la renverser.
— Éh bien ! capitaine, qu'e»t-ce qui von* prend ! dit Clayley, voici don Cosmr qui nous rngige à nous rendre auprès dea dames, et l'on dirait que vous voules tout briser !
— Mais non certainement, répondi*-je tout honteux de ma gaucherie.
— Il noos invile à passer an misa, dit le major avec une voix qui