LES THUILLEÜRS AD MEXIQUE
Une bombe tombant au milieu du lulon de don Cas me n'eût pas produit uu effet plus terrible sur ses habitants. Cette Dniillc, tout â fait Ignorante des choses «le U guerre , Devait pas pensé un instant que notre présence |u'it établir une barrière infranchissable entre eut et l'être chéri dont maintenant on déplorait l'absence. Vivant dani une retraite absolue, don lamie et les tiens savaient à peine qu’il existât une guerre entre les Etats-Unis et le paya au’ils habitaient. Ils avaient bien appris que notre Hotte était devant Vers-Crus, et le canon de San-Juan leur avait fait suffi sa mm eut comprendre qu’il se passait quelque chose «lu côté de la mer, mais ila étaient loin de soupçonner que la ville pût être investie par terre. Le voile qui courrait leurs jeu* venait de tomber, >!• voyaient maintenant U vérité l-ns toute aon horreur, et l'on comprendra, sans que nous essayions de le décrire, le désespoir de doAa Joaquin* et de ses h lies quand nous leur apprîmes ce qu'il était impossible de leur cacher plus longtemps, que l'inteution du général américain était de bombarder U Vil e.
Cette scène de douleur nous affligeait profondément.
DuAa Joaquina se tordait les bras et s'adressait â la Vierge avec toute l'ardeur d'une in» égarée par le douleur. Les jeunes sorurs allaient de leur mère à don Coame, mêlant leurs larmes à celles de leur» psrrnu. et criant d’une to i l»mcnUbie :
— Pu6r» Marcisso! nueslru hermamla! le OMttuirm I (Pauvre Narcisse ! notre frère ! ils le tueront | )
Au milieu de cette scène de douleur, la porte du salon s'ouvrit brusquement, un domestique entre tout effaré en criant |
— El norté ! et nortel