‹ Les tisserands: drameChapitre 30 sur 37 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Regarde donc la pique qu'il a, ç'ui qui marche par devant. — Non, mais, y en a-t-y ! y en a-t-y ! c'est comme un champ d'épis !

HOBNiG, rentrant et causant aux gens de la salle

du fond. '

Hein ! c'est un vrai spectac'. On voit pas ça tous les jours. Vous devriez monter aussi chez Dietrich ! Ah! y z'en ont fait du beau ! Y a pus d' maison, pus d' fabrique, pus d' cave, rien ! Y s' régalent à toutes les bouteilles, y s' donnent même pas la peine ed' tirer les bouchons, paf ! y font sauter les goulots, et y boivent à même la bouteille, sans seulement prend' garde à pas s' couper la bouche. Y en a qui sont là à tourner en rond, et à saigner comme des cochons. Maintenant y vont faire son affaire à l'aut' Dietrich (Le chant a peu à peu cessé).

PLUSIEURS HABriANTS DE LA MALSON

Y z'ont pourtant pas l'air méchant.

HORNIG

Attendez un peu, vous allez voir. T'nez, r'gardez seulement comme y tournent autour de la bâtisse. Et r petit gros, là-bas, V voyez-vous, ç'ui qui porte un seau d' cheval. C'est' un forgeron de Peterschwalde, un bougre qu' a pas froid aux yeux. Y vous défonce les portes les plus solides, comme il écraserait une motte de terre ; et malheur à qui lui tombe sous la patte.

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