ACTE TROISIEME
HORNIG
Oviii, te v'ià sorti d' ton trou !
ANSORGE, gauchement et visiblement y suis retourné chercher d' l'ouvrage.
BAUMERT
Y veut travailler à dix groschen la pièc<
ANSORGE
J'y aurais jamais consenti, mais le métie ça va pus.
WIEGAND
Dixgroschen, c'est toujours meilleure puis ça fait toujours une occupation. J* i naissance avec Drcissiger. Y a huit jours (les fenêtres. Nous avons causé de ça em bien d' la bonté, pour les tisserands,
ANSORGE
Eh eh !... Oui, oui.
WELZEL, servant un petit verre à chacu tisserands.
V'Ià à boire, les amis. — Mais dis-mo Ansorge, combien qu'y a d' temps qu* tu raser? — C'est monsieur, là-bas, qui vou voir.
LE coMMis-voYAGECR, de sa plac
Ah ! permettez, monsieur l'aubergiste, demandé ça. La physionomie de monsie< tisserand m'a frappé, m'a paru tout à fai On ne voit pas souvent de vieux pères nobh
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ANSORGE, se grattant la tête d'un air troublé. Eh ! eh !... Oui, oui.
LE COMMIS-VOYAGEUR
C'est si rare de voir encore des hommes comme ça, superbement incultes, aujourd'hui que la civilisation envahit tout. Moi, ça me fait plaisir de rencontrer encoreun homme des bois. Des broussailles de sourcils, une barbe qui est une forêt vierge !...
HORNIG
Voyez-vous, mon digne monsieur, j' vas vous dire, c'est sans doute qu'y sait pas beaucoup c' que c'est qu'un barbier, et puis un rasoir, Tout pousse à la diab'. El puis l'air qu'y z'ont, y s'en fichent.
LE GOMMIS-VOYAGEUR
Je vous en prie, moçi brave homme... (bas à Vaubergiste). Est-ce qu'on peut lui offrir un verre, à l'homme chevelu?
WELZEL
J'ai peur qu'y refuse. Il a des lubies à lui.
LE COMMIS-VOYAGEUR
Bon, n'en parlons plus. Vous permettez, mademoiselle? {il s'asseoit à la table couverte). Je puis vous dire que dès mon entrée la beauté de vos cheveux m'a frappé. Brillants, et fins, et fournis ! [il exprime son enthousiasme en s' embrassant le bout des doigts). Et cette couleur... de blé mûr! A Berlin, avec ces cheveux-là, vous révolutionneriez tout le monde! Parole d'honneur, vous feriez figure à la la cour! (se renversant un peu pour mieux voir la chevelure). Magnifique, tout bonnement, magnifique!
WIEGAND
réussir, faut ouvrir l'œil.
HORNIG
1 ! S'y a un gosse ed' tisserand, qui is avant Tmédecin.
de rirOy et se mettant en colère»
? t'as pas besoin d'aller demander
■ savoir qui qu'c'est qui vole des
Dreissiger. T'as Tair de demander
tu leur z'y achètes, cTil-là!
HORNIG
lasser ton pain sur les tombes. Plus is pauvres diables, plus qu't'es conu'il meurt des gosses, tu t'frottes les , : c'est une bonne année, ça marche, m\ on pourras' saouler tant qu'on
WIEGAND
personne, moi.
HORNIG
t'y entends pas à saler la note! et er d'ia marchandise plus qu't'en as
s^D, lui tournant le dos.
qu'tu voudras, mais pus avec moi ut d'un coup). Sale menteur!
HORNIG
le-mort.
GAND, aux assistants.
t un sorcier, qu'y jette des sorts.
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