Burden of proof ». Pollock, p
entre les parties : c'est à lui de montrer que le préjudice qu'il a subi provient de la négligence du défendeur, et d’établir à la charge de ce dernier l’existence de faits incompatibles avec la prudence requise. Selon le juge Williams ?, « lorsque les faits allégués peuvent aussi bien se concilier avec la diligence qu'avec la négligence du défendeur, la Cour ne peut renvoyer l'affaire devant le jury ». Ainsi, on ne peut rien conclure du simple fait qu'un piéton est renversé par une voiture sur la voie publique ©, ou écrasé par un tram à un passage à niveau *’ ; on ne peut présumer, sans autre explication, que c'est le voiture qui a heurté le piéton, et non le piéton qui s’est jeté sous la voiture. Il en serait autrement si la voiture roulait à une allure exagérée, ou ne tenait pas sa gauche. ù
Au contraire, lorsque les parties sont Jiées par un contrat, c'est au défendeur d'établir qu'il n'a pas commis de faute en n'exécutant pas ses obligations #%. Voici, par exemple, une collision entre une diligence et un éamion ; le camion est démoli, la diligence renversée et un. voyageur de la diligence est blessé. Le propriétaire du camion doit prouver que le cocher de la diligence a commis une imprudence, s'il veut obtenir une indemnité. Mais le voyageur peut dire au patron de la diligence : « Vous m'aviez promis, movennant finances, de me conduire à bon port ; or, me voici sur la route, le crâne fendu : vous n'avez pas exécuté votre contrat, et vous me devez des dommages-intérêts, si vous ne pouvez prouver que l'accident n'engage en rien votre responsabilité » 2.
25. Williams J. Hammack v. While, 1862, 1e C. B. N. S. 588 BTÉLAT CNP |