HARNACHEMENT
Le harnachement des rares cavaliers de la confédération est exactement semblable à celui des cavaliers Arabes. Il s'achète à In Salah ou au Touat. Nous ne nous occuperons donc que du harnachement du méhari, qui est moins connu.
Il se compose des pièces suivantes :
TERIK (en arabe Rahlà). — Selle du méhari, à dossier, avec pommeau surmonté d'une croix; ne comporte pas d'étriers, l'homme ayant les jambes croisées sur le cou de sa monture. Se fabrique dans toutes les tribus de TAïr, et en très grande quantité. Se paie d'une pièce de cotonnade.
ASSEKRAD. — Sorte d'éperon ; il consiste en une tige de fer, longue de quinze centimètres environ, fourchue, recourbée à son extrémité antérieure, et emmanchée dans une poignée en bois. L'-4sse/frarf s'attache, par une lanière, au poignet droit de l'homme qui s'en sert pour exciter sa monture. Se fabrique partout. N'a aucune valeur.
KESKABOU. — Mors du méhari, en fer, ordinairement surmonté d'un ornement en cuivre faisant saillie sur le nez de l'animal.
TIR'OUNIN. — Bride du méhari. Elle est fort longue et formée de lanières de peau de chèvre teintes et tressées ; toutes les femmes Touareg savent faire ces brides. Aucune valeur marchande.
IGARROUI. — Sorte de long fourreau en cuirs de diverses couleurs, agrémenté de longues et nombreuses lanières ; se suspend à la selle et, mis en mouvement par la marche, excite le méhari tout en écartant les mouches. Le corps est en peau de zébu, les ornements sont en peau de chèvre. On y place la Takouba et les autres armes dont on n'a pas à faire usage immédiatement. VIgarroui se fabrique dans TAïr, à Idjadah, ksar qui appartient à la tribu des R'ali. Sa valeur est représentée par une pièce et demie de cotonnade.