‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 102 sur 158 · Acad. des sciences, 13 mai · texte numérisé non relu

Acad. des sciences, 13 mai

TOXINES Dl' foie; Dl PANCRÉAS. 4o9

microbes anaérobies. Nous savons, en effet, par les expériences de Ehrlich*, que le tissu du foie, les muscles, la portion corticale des reins, le parenchyme pulmonaire, les parties blanches du cerveau et de la moelle, sont des milieux essentiellement réducteurs; mais que le foie est le plus réducteur de tous ces organes. Il s'ensuit, et l'expérience le démontre, que c'est aussi celui dont l'extrait à froid doit être le plus vénéneux.

L'extrait hépatique contenait une substance thermogène ^ : six centimètres cubes d'extrait fait avec une partie de tissu broyée à froid avec deux parties d'eau distillée, élèvent la température d'un lapin de 39^,1 à 40°, 3; douze cent, cubes occasionnent une augmentation de température centrale de 1%D. Celle-ci se maintient 30 minutes à son maximum, puis l'excès disparaît peu à peu. Le bicarbonate de soude exagère l'activité de la cellule hépatique ; il active aussi la production de la matière thermogène du foie.

Suc pancréatique. — Le suc obtenu en broyant le pancréas avec du sable puis extrayant avec un peu d'eau glycérinée paraît sans activité sensible. On sait, en effet, que les tissus du pancréas et des glandes salivaires ne sont pas réducteurs [Ehrlich). Comparé au suc très vénéneux du tissu hépatique, qui est, au contraire, essentiellement réducteur, c'est là une démonstration frappante des opinions que je soutiens depuis 1881 sur l'origine anaérobie des substances toxiques formées dans les organes. Si l'on injecte à des lapins par la veine auriculaire tout le suc extrait de trois pancréas de cobayes, l'animal ne s'en ressent nuUe-

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