Voir Semaine médicale^ 3 avril 1895, p
suc ET PRINCIPES DE LA GLANDE THYROÏDE. -469
spécifique qui, faute d'ôire détruite, serait la cause des troubles qu'on observe.
Thijréoantitox'uip, — Les études que nous allons rapporter ont mieux éclairé cette obscure question du rôle de la glande thyroïde.
Des recherches de Schœfïer, de Londres, et de Roos, de Friburg, il résulte que l'action spécifique des extraits de glande thyroïde ne disparaît ni par la cuisson de la glande, ni par le chauffage de ses extraits, ni par le traitement de sa pulpe avec Tacide chlorhydrique étendu ou la lessive de soude à 10 %. Sigmund Fricnkel* en a conclu que ce principe était de nature purement chimique, et très probablement non albuminoïde, les corps protéiques élant généralement altérés par la cuisson ou par Faction des précédents réactifs. Pour séparer la matière active, S. Frsenkel prépare des extraits aqueux faits à froid ou à chaud, de glandes thyroïdes de mouton. De ces extraits l'acide acétique précipite presque en totalité les matières albuminoïdes. Elles sont formées d'albumines, de nucléoalburaines, etc. Ces matières ingérées par le chien ou par rhomme ne produisent pas les effets du suc thyroïdien, en particulier l'amaigrissement. Au contraire, la liqueur filtrée puis neutralisée provoque chez l'homme gras une perte de poids de 300 grammes par jour, en même temps que l'accélération du pouls. Celte li([ueur contient donc le principe actif cherché. Par concentration elle donne un sirop qui se prend en une gelée par refroidissement. L'expérience démontre que cette matière gélatineuse reste inerte sur l'économie. On peut donc affirmer qu'aucune des substances albuminoïdes ne
1. Wiener medizin. UUiUer.xi* 48, QlGeseU d. Aeizte m n^>n, 22 nov. 1895.
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bases xaulhicjues ;action(le Tacide nitrique et saturation par addition de soude. Elle ne réduit pas Toxyde de cuivre, en solution ammoniacale. Par contre, chauffée avec l'acétate de cuivre elle précipite. Elle précipite aussi les sels d'oxydule de cuivre (mélange de sulfate cuprique et de bisutilte alcalin.
L'analyse élémenlaire de l'acétate de cette base a donné : {] = 33,64; II =1 5,56; Az = 20,25 pour cent, ce qui conduirait à la formule empirique G*H**Az'0' et pour la base libre à G*FrAz'0\ Jusqu'ici on n'a décrit dans la série grasse, des bases ayant 3 atomes d'azote que parmi les <lérivés de la guanidine. Contre cette hypothèse militerait la remarque que cet alcaloïie ne précipite pas la solution ammoniacale d'argent; par contre, le fait de précipiter par le brome, par l'acétate de cuivre et par les sels d'oxydule de cuivre, font penser à un dérivé de la guanidine.
Provisoirement, Sigmund Frœnkel a donné à cette curieuse leucomaïne le nom de thyn^oantitoxine.
En attendant le résultat des expériences cliniques qui se poursuivent, les observations physiologiques faites sur le chien, le chat et la grenouille ont conduit à des résultats tels qu'ils permettent ta l'auteur d'affirmer que la thyréoantitoxine est bien le principe actif, ou le principal des principes actifs, «le la glande thyroïde. En effet, chez les animaux à qui on l'injecte, on reproduit les phénomènes caractéristiques que Oley, et d'autres auteurs, ont observés à la suite des injections hypodermiques de suc thyroïdien. Absorbée par l'estomac la thyréoantitoxine de Frsenkel fait maigrir rapidement les animaux. Chez un chien morphinisé auquel on injecta dans la jugulaire quelques milligrammes de cette substance, le pouls s'accéléra aussitôt et de 36 pul-
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satiuns à la miiuile monta à c^n, piii.s à 1*2". el jusqu'à 140 pulsations. Chez une gronouiiio emjïuisonuée à la niuscariiie el kUi\{ le eœurs'anèlail.il repartit aussiliM dès qu'on le loucha avec une faîhle quantité de solution de Ihyréuauliloxine. De jeunes chais auxquels «m venait de faire rextirpaliou de la j:l:;nde thyri»ï ie furent hienloi pris de coutraclions el de orami^es caractéristiqïîes: une ^ »lution au cenlièine de Ihyréx«anlili»xine poussée sous la peau, lll disparaître à finstanl ces phénomènes et lej'iv.duisit Tétai normai des muscles et delà respiration. Les crampes reprirent au Loul de quelques j »urs, mais disparurent par une nouvelle injecliou de la ieucomaïne /le r:ie:.ke!. MêUiës ol'Seï vali «ns uni été faites î';;r lîlev sui les a:iiîi;av.x ti.vriâiecîomisés en se servant diî suc thyr*.'": iii'i; u>ui entier: il paraît dune devoir sa j'iincipaie puissance sj èciii que a la thyroï ianliloxine.
T!t';ro}oaint\ — En îirn.inAi.t, n.us aioulerons encore ijue ^raprès ".es leciicrci.es î».;:;:s récenies de E. Baumann, '.a iZ.ande li:M..ie coMirniiai; aus>i u:;e sui»slaDce iodée, îa ;'.i//\'ï'.'«///iî . ^:;;: p:i!::o:i i :;;:: ;.;.ssi a son acliuu. Eile s\î't;int en i.iisânî 1 < r..^.:: \a ^..k\w avec de 1 acide sulfuî::;;c au î'.' ri li-t:.».:.: ,; eî.au.i. L Sv îai: un vîéfiôl Lnin ,;:\:: u- :>- ::: d:;::- .:; s .: :?■ c:;us::5ue à I • . et qu'on Ti:îv:;:::e : „î /;;.:;; j-;.l^;::.::;o iMiiu. Après iava^re el des>:c;:i:: :.. :. ri s:. ..:. c ::> ;.:..: jl.c représenlaul en ;-.:.:s i',*. :. .! i.: .,:;- ù.'^:/:;- ::a:s. La ihvroïodine
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formées durant la vie ou celles que Ton a introduites artificiellement dans la circulation' (Langlois et Charrin).
Les animaux privés de capsules surrénales sont intoxiqués par le sérum de ceux qui sont surmenés ou malades, ou par les extraits musculaires correspondants, à un degré beaucoup plus grand que si ces animaux étaient restés intacts. Ces capsules paraissent donc détruire un poison dû à la fatigue, poison qui agirait sur les centres nerveux à la façon du curare [AbelomY.
D'après Poa etPellacani, puis Gluzinsky', l'extrait direct ou glycérique des capsules surrénales provoque par injection sous-cutanée les désordres suivants : paralysie des membres postérieurs avec perte de sensibilité; prostration, convulsions dans la moitié antérieure du corps ; respiration fréquente, pupilles dilatées. I/animal meurt suffoqué dans le collapsus.
D'après Dubois, de Nancy, les extraits des capsules surrénales contiennent un poison des systèmes vasculaire et nerveux dont la toxicité paraît varier avec le mode d'alimentation.
M. Gourfein^ a essayé de séparer de ce suc ses diverses substances actives. Les capsules surrénales fraîches sont finement triturées avec du verre, traitées par de Teau chaude et mises à digérer au bain-marie; on filtre et Ton exprime la pulpe. Les liqueurs sont évaporées à consistance sirupeuse et additionnées de 4 vol. d^alcool; on filtre après vingt-quatre heures; le résidu que laisse l'alcool redissous dans l'eau et injecté aux animaux reste inactif. Au