‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 106 sur 158 · SIC ET PRINCIPES DE LA GLANDE THYROÏDE · texte numérisé non relu

SIC ET PRINCIPES DE LA GLANDE THYROÏDE

généralement. D'après cet auteur, elle n'agirait pas par ses sécrétions et pour ainsi dire en dehors d'elle, mais elle contiendrait un ferment spécial apte à faire disparaître au sein de ses cellules propres certains produits toxiques de dénutrition. Notkine a essayé d'extraire ces poisons des glandes thyroïdes de bœufs, moutons, porcs*. Lorsque, ditil, on traite à froid ces glandes par une solution de sel marin à 7 pour 1 000, on dissout une substance d'apparence muqueuse ou colloïde, la thyroprotéïde, qui paraît se différencier de toutes les autres matières albuminoïdes connues. Le perchlorure de fer transforme ses solutions en une gelée semi-transparente. Le tanin détermine dans ses liqueurs acidifiées un précipité floconneux ou gélatineux; l'acide phosphorique précipite la thyroprotéïde sous forme de masses gélatineuses qui se redissolvent dans un excès d'acide. Les solutions d'acide chlorhydrique à 1 ou 2 pour 1 000, ou l'acide acétique, étendu à 1 ou 2 pour 100, dissolvent la tyroprotéïde si celle-ci se trouve en présence de petites proportions de substances salines. Cette réaction la distingue de la mucine.

L'alcool précipite la thyroprotéïde de ses solutions, et le précipité perd rapidement la propriété de se redissoudre.

Cette substance répond à la composition centésimale des albuminoïdes.

D'après Notkine, les lapins sains et intacts supportent bien l'injection de 1 gramme de thyroprotéïde par kilogramme de leur poids. Le seul phénomène constaté dans ces cas est une albuminurie passagère. Si l'on injecte au contraire la thyroprotéïde aux mêmes animaux après ex-

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