‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 136 sur 158 · TOXINES TYPHOÏDES · texte numérisé non relu

TOXINES TYPHOÏDES

eutin celte matière reprise par Teau, est saturée de sulfate d'ammoniaque en poudre. Ce sel sépare la toxine qu'on redissout et puride par dialyse. La partie qui dialyse est inactive ; celle qui est restée sur le dialyseur répond aux réactions des corps albuminoïdes, mais elle ne manifeste qu'un pouvoir toxique peu énergique.

Des cultures de deux espèces de germes toxicogènes trouvées dans de Teau de boisson soupçonnée d'avoir donné la fièvre typhoïde, Vaughan isola un poison protéique soluble dans l'eau dont ne le précipitait ni l'ébullition, ni les acides, ni le ferricyanure de potassium acétique, ni le sulfate de sodium ou de magnésium, ni l'acide carbonique, mais seulement les réactifs généraux des alcaloïdes. Cette substance présente la réaction xanthoprotéique, celle de Millon, celle du biuret, etc. ; elle précipite par addition d'un excès de sulfate d'ammoniaque en poudre et possède toutes les propriétés des nucléïnes. La chaleur de 80** prolongée quelques heures fait disparaître sa toxicité. Sa solution dans Teau est opalescente et légèrement acide. Injectée aux animaux, cette toxine leur donne le frisson; la température centrale s'élève de près de quatre degrés; ils ont des douleurs abdominales. Ils s'affaissent et tombent sur le côté. Dans quelques cas, il y a des vomissements et de la diarrhée.

Les cultures stérilisées du bacille d'Eberlh injectées à doses croissantes successives confèrent à l'animal outre une vaccination générale contre cette maladie, l'accoutumance intestinale au poison typhique. Dans ces organismes ainsi vaccinés contre la fièvre typhoïde, le bacille d'Eberlh conserve longtemps sa vitalité et exalte môme sa virulence*.

1. Voir à ce sujet Ghantemesse et Widal, C. rend. Soc, biolog, pour 1888, p. 219.

réflexe de la peau; enfin les sujets sont pris de contracture tétanique, la mydriase succède au myosis, les mâchoires se serrent, et le coma précède de peu la mort. La respiration d'abord accélérée s'affaiblit ensuite, devient ample, saccadée et se suspend à Tapparition des crises tétaniques. Chez la grenouille M. Roger ^ a constaté trois périodes dans Tempoisonnement : période de parésie initiale, période d'hyperexcitabililé musculaire, enfin paralysie terminale. Le poison agit sur la moelle et, accessoirement, sur les muscles et sur le cœur qui se comporte à l'excitation faradique comme s'il était considérablement affaibli .

Toxines du choléra.

On connaît diverses races de vibrions cholérigènes : le vibrio cholerœ asiaticœ {Kock, Haffkine) ; le vibrion du choléra de Hambourg (ou de Pfeiffer) ; le t\ de Massaouah ; le v. de Cassino; le v. de Ghinda, originaire des eaux d'un puits de Ghinda, qui se développe sur gélatine peplonisée en petites virgules minces, le plus généralement non filamenteuses, enfin quelques autres vibrions, aptes à provoquer les désordres de cette maladie. Ils peuvent tous servir à vacciner, en recourant d'abord à de petites quantités de cultures stérilisées, puis aux cultures vivantes qu'on injecte sous la peau ou dans le péritoine. Le sérum des cobayes ainsi vaccinés contre l'un de ces vibrions est doué de propriétés préventives contre tous les autres ".

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