‹ Les toxines, microbiennes et animales (volume 2)Chapitre 139 sur 158 · ma, t. IX, p · texte numérisé non relu

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liquéfiée, il précipite la gélatinose formée, mais non le ferment. Après 24 heures, il filtre et ajoute de l'alcool absolu à la liqueur. Le ferment précipite alors; on le recueille, on le lave à Talcool et on le sèche.

Les protéines insolubles obtenues par Brieger et Fraenkel en précipitant par l'alcool les cultures filtrées du coma bacille, lorsqu'on les met en suspension dans Teau et qu'on les injecte sous la peau des cobayes, les tuent en 2 ou 3 jours.

Pétri, 0n cultivant le bacille de Kock dans une solution de peptones, a trouvé qu'il se formait ainsi, à côté d'une protéine . très vénéneuse, de grandes quantités de tyrosine et de îeucine, un peu d'indol, des acides gras et des bases vénéneuses. Nous avons déjà parlé de ces dernières (p. 184). Quant à la toxopeptone de Pétri, elle ne précipite ni par la chaleur, ni par le ferrocyanure acétique, ni par le sulfate d'ammoniaque en poudre ajouté à saturation, mais bien par le phosphotungstate de soude en liqueur acide, ainsi que par un excès de tanin. Elle paraît donc appartenir à la famille des peptones. Cette substance donne la réaction du biuret et faiblement celle de Millon. Elle ne perd pas son pouvoir toxique à 100*".

Une quantité de 0*'35 de cette toxine par kilogramme de cobaye est mortelle en 18 heures; l'animal est pris de paralysie et de tremblements. Après la mort, on trouve dans son péritoine et son intestin des taches hémorrhagiques avec injection des vaisseaux, exsudats, etc.

La peptone que SchoU* obtient en cultivant 18 jours le même bacille dans les œufs frais, paraît très analogue à la précédente, quoique, suivant cet auteur, elle s'altère et

1, Inst, Pasteur, t. V, p. 60.

TOXINES DU CHOLÉRA. o89

soluble dans les alcalis et dans Téther, fusible à 50^ et très vénéneuse. En solution faiblement alcaline, un milligramme de cette substance par 100 gr. d'animal, absorbée par l'estomac, tue un cobaye en 24 heures avec tous les symptômes cholériques. Les lapins succombent lorsqu'on injecte cette matière sous la peau. Ce poison se retrouve dans les muscles, te foie, les reins, les urines des cholériques ou des animaux empoisonnés par le bacille de Kock.

Nous pouvons ajouter que, d'après les expériences de J. Bosc, le sérum du sang des cholériques présente un degré de toxicité assez élevé : tandis qu'il faut 15 cent. cub. de sérum normal pour tuer 1 kilogramme de lapin, il suffit pour obtenir le même résultat de 3 à 5 cent, cubes de sérum de cholérique. La mort survient en 12 à 16 heures, précédée du tableau le plus saisissant de l'empoisonnement par le choléra*. Ce môme sérum, si on l'emploie. à doses très modérées, confère peu à peu l'immunité contre le virus le plus actif aux animaux auxquels on l'injecte, résultat important confirmé par Ransom*.

Dans les cultures et déjections cholériques, Scholl a trouvé des corps aromatiques divers; Pétri, de la tyrosine; Karploï de l'hydrogène sulfuré et du méthylmercaptan. Bujwid' a remarqué que si l'on ajoute aux cultures de vibrions chlolériques 5 ù 10 pour cent d'acide chlorhydrique exempt d'acide nitreux, il se produit une coloration rose violette qui augmente durant une demi-heure environ et brunit ensuite à la lumière*. Très peu de cultures bactériennes

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